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Ghett’out promeut le cinéma indépendant français aux Etats-Unis

Pendant une semaine, du 5 au 12 avril, les Etats-Unis accueillent le cinéma indépendant français lors d’un nouveau festival : Ghett’out.

Avec plusieurs lieux à New York et Boston, le Ghett’out film festival ambitionne de présenter à la côte Est américaine le travail de réalisateurs français à petit budget. Souvent autodidactes, appartenant à des minorités, issus des banlieues françaises ou de milieux défavorisés, ces réalisateurs sont en mal de visibilité, et pourtant considérés comme “l’avant-garde d’une nouvelle vague” par les organisateurs du festival.

Le but de Ghett’out est donc de mettre en lumière ces réalisateurs et leurs films engagés, pour les sortir du “ghetto” qu’est le système de production et distribution français aux yeux des fondateurs de Ghett’out, Alain Kassanda et Pascal Tessaud. Le milieu de la création en France sera ainsi aussi l’objet de conversations lors de rencontres avec ces réalisateurs, des points-de-vue politique et économique notamment. Comment concilier art et industrie, création et soumission à un fonctionnement financier strict ?

Au programme, 5 courts métrages et 5 longs métrages, dont Qu’ils reposent en révolte, le film de Sylvain George sur les migrants de Calais, sorti en novembre en France. Le réalisateur sera présent pendant le festival pour plusieurs événements, ainsi que deux autres réalisateurs : Stéphane Elmadjian (Je m’appelle, 17 min, 2001) et Soufiane Adel (Kamel s’est suicidé six fois, son grand-père est mort, 9 min, 2007). Pour cette première édition, le festival bénéficie par ailleurs du parrainage de l’Américain Charles Burnett. Le réalisateur de Killer of sheep (1977), est considéré comme l’un des pionniers de la contre-culture aux Etats-Unis et sera présent à Boston et à New York pour plusieurs discussions.

www.ghettoutfilms.com

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