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Goldman Sachs : le trader français s’explique devant le Sénat

Les dirigeants de Goldman Sachs mis en cause dans une fraude présumée, dont le trader français Fabrice Tourre, étaient soumis mardi à un feu roulant de questions par des sénateurs américains. L’audition devait essayer de déterminer le rôle de la prestigieuse banque d’affaires dans la catastrophe financière de 2008.

« Je nie catégoriquement les allégations de la SEC. Et je me défendrai devant la justice contre ces fausses accusations ». Fabrice Tourre s’est exprimé dans un anglais parfait mardi lors de sa déclaration préliminaire devant la sous-commission d’enquête permanente du Sénat américain.

« Je crois fermement que ma conduite a été correcte », a répété le jeune responsable financier de 31 ans, qui était à l’époque, en 2007, vice-président au sein d’une unité de produits structurés du prestigieux établissement new-yorkais. Il travaille aujourd’hui à Londres pour la même banque.

M. Tourre est au centre de la plainte pour fraude déposée contre Goldman Sachs le 16 avril par l’autorité de régulation des marchés boursiers américaine (SEC), mais aucune charge ne le vise personnellement.

La SEC accuse la banque d’avoir trompé des investisseurs en leur faisant faire des placements sur des titres risqués, sans les informer qu’elle-même pariait sur la baisse des produits qu’elle leur faisait acheter.

M. Tourre s’est défendu en affirmant notamment que ses clients, des entités juridiques et non des particuliers, avaient une expérience des marchés suffisante.

Samedi, la sous-commission a publié des échanges de messages électroniques impliquant certains des plus hauts dirigeants de Goldman Sachs et montrant que cette banque avait pu empocher des dizaines de millions de dollars de gains grâce à la baisse du marché des crédits immobiliers à risque, ce dont la banque se défend.

Les sénateurs ont également entendu le PDG de la banque Goldamn Sachs, Lloyd Blankfein, son directeur financier David Viniar et d’autres responsables. L’audition intervient à environ six mois des élections législatives de mi-mandat et en plein débat au Capitole sur les moyens de mettre fin aux « comportements risqués » des grandes firmes de Wall Street.

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