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Guingamp laisse exploser sa joie après sa victoire historique en Coupe de France

Des milliers de supporteurs de Guingamp ont défilé samedi soir dans le centre-ville, laissant exploser leur joie au milieu de pétards et feux d’artifice après la victoire historique de leur équipe contre Rennes (2-1) en finale de la Coupe de France de football.

“C’est l’apothéose, on ne trouve même plus nos mots. On est en Ligue 2 et on est des champions”, s’est exclamée Leslie Lagiert, 40 ans. L’équipe du Havre était jusqu’ici l’unique pensionnaire de 2e division à avoir remporté la Coupe de France, il y a cinquante ans.

“Eh, les Rennais, désolé pour vous mais cette fois c’est nous. On a loupé la Coupe en 1997 mais cette année c’est pour nous et ça fait super plaisir”, a crié Aziz. “Maintenant on va faire la fête, merci Guingamp“, s’est réjoui Mickaël Jagu, 25 ans, au milieu de hurlements.

Dans cette ville, qui compte moins de 8.000 habitants, plus de 6.000 personnes, souvent maquillées et vêtues de blanc, dont de nombreuses familles avec enfants, s’étaient réunies pour vibrer aux exploits de leur équipe, elle aussi en maillot blanc pour l’occasion, devant l’écran géant installé dans un jardin public.

Au coup de sifflet final, ils ont lancé des cris de joie, agitant leurs fanions avant de converger vers le centre-ville, où tous les bars étaient pris d’assaut, provoquant des embouteillages spectaculaires. “C’est dingue, c’est vraiment trop beau, un moment qu’on ne reverra peut-être jamais”, exultait Bruno Hoalen, 40 ans, supporteur de l’En Avant Guingamp “depuis 26 ans”.

Au même instant, l’abattement régnait parmi les quelque 30.000 spectateurs vêtus de rouge et noir réunis sur une vaste esplanade de Rennes devant un écran géant. Les supporters jugeaient cependant la victoire de Guingamp “logique” face à une équipe rennaise accusée de manquer à la fois de ferveur et de réalisme. “Les Rennais sont partis trop confiants, on était sûrs de gagner, ça a été une grande leçon”, analysait Jérémie, étudiant d’une vingtaine d’années.

L’entraîneur de Guingamp, Victor Zvunka, s’est dit “heureux comme un gamin” après la victoire de son équipe. “Je suis heureux comme un gamin, c’est trop beau, a-t-il déclaré. Ligue 1 contre Ligue 2, ce n’est jamais évident. On a attaqué ce match dans de bonnes conditions. Quand on a égalisé, Rennes a pris un coup derrière la tête. J’ai eu peur l’espace de cinq minutes quand Soumah a manqué le troisième but, mais on a su rester solide.”

“Cette Coupe de France est une belle récompense mais le temps que je trouve la bonne formule en championnat, cela a été long”, a-t-il ajouté, son club étant seulement 13e de L2. “La Coupe de France est arrivée au milieu et les joueurs ont montré qu’ils pouvaient faire gagner cette équipe”, a conclu l’entraîneur.

Avant la rencontre, l’apparition de Nicolas Sarkozy dans la tribune du Stade de France diffusée sur les écrans de télévision a été accueillie par des sifflets nourris à Rennes comme à Guingamp, en raison sans doute de la polémique sur son absence annoncée dans un premier temps par l’Elysée.

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