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Heimstone : Paris rock ‘n’ roll

De Paris à Los Angeles, Alix Petit et Delphine Delafon, les jeunes et jolies créatrices de Heimstone, imposent leur style rick romantique. Les Galeries Lafayette à Paris leur ont récemment donné un corner pendant la semaine de la mode, pour présenter leur collection printemps-été 2009. Phénomène de mode à suivre.

Une petite robe féminine en tissu léger et, par-dessus, des morceaux en cuir avec des clous gothiques : ce mélange éclectique marque la patte Heimstone. C’est une rencontre chez le designer Michel Klein qui a décidé Alix Petit (25 ans) et Delphine Delafon (27 ans), à commencer ensemble l’aventure Heimstone, avec en 2006, une ligne d’accessoires.  « Ça s’est fait de façon spontanée, voire inconsciente », se souvient Alix Petit.

Les deux jeunes designers créent leur société en janvier 2007 après avoir lancé la première ligne, « des vêtements portables, à la fois féminins, rock ‘n’ roll et androgynes », et trouvé des points de ventes. « C’est sûr qu’en France c’est plus difficile qu’aux États-Unis », reconnaît la créatrice. Elles ont aussi reçu une aide financière du père d’Alix Petit pour démarrer la société. Bien conseillées, elles sont rentrées dans leurs frais. Pour se faire connaître, elles font jouer leur réseau, des artistes, des journalistes, font elles-mêmes leur publicité, distribuent books et posters. Par le biais du bouche-à-oreille, puis l’appui d’une attachée de presse, la marque décolle : les trois premières saisons  se vendent surtout sur la côte Ouest des États-Unis. En octobre 2007, elles ouvrent leur boutique parisienne, dans une ancienne boucherie du XIXe siècle.

Objet récurrent de l’univers Heimstone, la robe reste leur marque de fabrique. « L’idée c’est aussi qu’on ne sache pas à quoi s’en tenir d’une saison à l’autre » analyse la designer parisienne. Sans craindre d’associer imprimés panthère avec des incrustations de couleurs, le style Heimstone mélange couleurs et matières, détournées ou agrémentées de détails et d’ajouts métalliques. L’influence américaine, enfin, où elles se rendent souvent pour voir famille et amis (Delphine Delafon est née à Los Angeles). « C’est un pays qui nous inspire énormément, on est très attachées aux États-Unis ».

Aujourd’hui, avec la crise et le prix du dollar, Heimstone a perdu quelques clients outre-Atlantique. « Si l’on devait ouvrir une deuxième boutique, ça serait à New York, mais ce n’est pas pour tout de suite ».

www.heimstone.com

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