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Henri Scars Struck, un compositeur habitué des podiums

Installé à New York depuis la fin des années 90, le Français Henri Scars Struck a collaboré avec de grands noms de la musique. On retrouvera ses compositions sonores lors de la prochaine Fashion Week, qui se tiendra du 8 au 15 septembre à New York.

« La musique c’est toute ma vie ». Originaire de Nice, Henri Scars Struck se passionne rapidement pour la création musicale. A 4 ans, il joue ses premières notes de piano. Il ne lâchera plus cet instrument et se formera par lui-même. « J’ai appris avec mes oreilles », se réjouit-il.

Jazz, hip hop, R’n’B, dance, classique et world music, le compositeur s’inspire de tous les styles. Son premier envol, il le prend au début des années 90, alors qu’il n’a que 21 ans. Henri Scars Struck fait la connaissance de Daniel Lazerus, producteur de musique de renom qui a collaboré avec Diana Ross, Joe Cocker, Stevie Wonder. Les deux hommes travaillent ensemble sur la production d’albums aux influences soul et R’n’B, « c’est la concrétisation d’un rêve, une première personne qui croit en moi, ça a été un réel chemin d’apprentissage ».

L’autodidacte poursuit son périple. A la fin des années 90, il quitte la France et s’installe à New York à l’initiative de son partenaire en affaires, Malcolm McLaren, le fantasque manager du groupe punk britannique, les Sex Pistols. Il y travaille avec de grands artistes tels que De La Soul, Rakim, Barry White et ses projets sont variés.

En coopération avec Roger Sanchez, un DJ new-yorkais, il réalise plusieurs remix parmi lesquels, Madonna Get Together, Lenny Kravitz Black Velveteen, Alicia Keys Butterfly, The Police Walking On The Moon. En 2002, il obtient un Grammy Award avec Roger Sanchez dans la catégorie du meilleur remix de l’année, pour No Doubt Hella Good. Henri ne s’arrête pas en si bon chemin. Il crée sa société de consulting, The Other Side of The Brain,  pour les ‘corporations’ à travers la musique et le film, élargissant son panel d’activités.

Un virage artistique

« Aujourd’hui on ne consomme pas la musique de la même façon qu’avant. Les gens n’ont plus le temps, ils ont perdu l’habitude d’écouter une chanson jusqu’à la fin », constate Henri Scars Struck, qui appelle cela la « headphone culture ». Il produit de moins en moins d’artistes et multiplie les genres, les styles et les domaines d’expression passant de musiques de films à celles de défilés de mode ou  des installations musicales. « Il faut savoir surprendre, ça stimule la curiosité ». En 2002, Henri Scars Struck a eu l’honneur d’être responsable de la bande son du dernier défilé de mode du créateur Yves Saint Laurent au Centre Pompidou à Paris.

Ses oreilles sont régulièrement sollicitées pour de nouveaux projets. En 2007, Henri Scars Struck développe une œuvre unique : une bande son originale de 24 heures sans répétitions, destinée aux hôtels Le Méridien (110 propriétés dans le monde). « C’est une véritable expérimentation, c’est la première fois qu’un tel projet est réalisé ». Cette création, mélange des sonorités naturelles, des musiques et des instruments du monde entier. Un chant d’oiseau, un battement de cœur, le crépitement d’un feu de bois. Autant de sons qui lui permettent d’attirer l’attention des visiteurs. « Plus encore qu’un parfum, la musique peut rappeler les sons et les rythmes d’une destination. Elle peut aussi transporter, en permettant de voyager de façon plus conceptuelle et plus émotionnelle ». Avec ce projet, Henri Scars Struck prend le contre-pied de la lounge musique qui n’a aujourd’hui ni couleur, ni saveur ».

En recherche perpétuelle de nouvelles sensations auditives, le compositeur collabore régulierement avec le monde de la mode. Lors de la prochaine Fashion Week de septembre à New York, il espère surprendre avec ses créations en harmonie avec les couleurs et la collection. Pour « transformer le vocabulaire du créateur en sonorité en essayant d’élever l’expérience du show vers une plus grande émotion grâce à cette musique ».

Pour plus d’informations :

http://www.henriscarsstruck.com

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