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Hillary Clinton déplore le trafic d’enfants en Haitï

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a qualifié mercredi de “malencontreuse” l’affaire impliquant dix Américains accusés de trafic d’enfants en Haïti après le séisme du 12 janvier.

“Il est malencontreux que, quelles que soient ses motivations, ce groupe d’Américains se soit mêlé de cela”, a dit Mme Clinton. “La nation haïtienne a agi pour protéger des enfants qu’on voulait faire sortir du pays sans la documentation voulue”, a-t-elle estimé.

Hillary Clinton a souligné que l’administration Obama avait fait en sorte, au contraire, que seuls puissent voyager vers les Etats-Unis les enfants dont l’éligibilité à l’adoption avait été parfaitement établie par les autorités haïtiennes.

“Nous discutons avec le gouvernement d’Haïti du traitement qui convient” aux cas des missionnaires baptistes, a précisé la chef de la diplomatie américaine. Les dix Américains, interpellés la semaine dernière en compagnie de 33 enfants de 2 mois à 14 ans, sont depuis aux mains de la justice haïtienne.

Haitï dénonce les vols d’enfants

Ces personnes sont accusées par Port-au-Prince d’avoir “volé” les enfants âgés de 2 mois à 14 ans à la faveur du séisme. Ils n’étaient “venus que pour aider les enfants” et avaient “de bonnes intentions”, s’est défendue la porte-parole du groupe.

Des familles se sont présentées auprès de l’association à Port-au-Prince pour tenter de récupérer les enfants, mais aucune rencontre ne sera permise tant que leur filiation ne sera pas établie.

“Nous ne pouvons permettre aucune réunion tant que nous n’avons pas tiré au clair la raison pour laquelle ils se sont retrouvés dans ce bus”, a déclaré Georg Willeit, le porte-parole de SOS Children’s Villages à Port-au-Prince.

La question des suites judiciaires de cet enlèvement présumé fait débat: les Américains doivent-ils être jugés en Haïti ou dans leur pays, vu la dévastation des infrastructures ?

Pour le bâtonnier de Port-au-Prince, Me Charles, il n’est pas impossible qu’ils soient remis à la justice américaine, étant donné qu’un “procès rapide” est inenvisageable “dans les conditions actuelles”. De son côté, l’avocat Noé Pierre Louis Massidllen, s’oppose strictement à leur transfert: “Ici, on a une justice”, a-t-il affirmé.

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