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Hollande récuse toute comparaison entre le Mali et l’Afghanistan

Le président français François Hollande a récusé mercredi toute comparaison entre la situation au Mali et en Afghanistan en matière de lutte contre le terrorisme.

“Je ne crois pas du tout qu’il puisse être établi une comparaison entre le Mali et l’Afghanistan”, a déclaré M. Hollande lors d’une conférence de presse à l’issue de la conférence internationale des donateurs pour la reconstruction du Mali, qui se tenait à Bruxelles. “Au Mali, les terroristes ont été battus, vaincus. Je ne dis pas qu’il n’en reste pas, qu’il n’y a plus aucun risque. Mais il n’y a plus aujourd’hui de combats”, a-t-il expliqué. “S’il y a encore des attaques ou des attentats, ces processus sont rares et ces événements limités”, a-t-il affirmé.

En Afghanistan, plus de 10 ans après l’intervention internationale pour y déloger les talibans qui abritaient les terroristes d’Al-Qaïda, la situation reste très instable et les forces de l’Otan sont régulièrement visées par des attentats meurtriers. L’insurrection menée par les talibans a gagné du terrain ces dernières années. “La population malienne a soutenu l’intervention militaire et aujourd’hui veut que la transition se fasse, que le dialogue s’établisse, que les élections se tiennent”, a assuré M. Hollande. “Les Maliens sont fiers d’avoir retrouvé leur intégrité territoriale. Les terroristes n’ont jamais été bien accueillis au Mali, ils s’y sont imposés par la force, par la brutalité, par la terreur”, a-t-il poursuivi, alors que les groupes djihadistes étaient composés en grande partie d’étrangers, contrairement aux talibans afghans.

De son côté, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a appelé à la “vigilance” face à un “terrorisme résiduel qui va persister et sera même renforcé par tout ce qui s’y greffe”, notamment le “banditisme opportuniste”. “Le terrorisme ne reviendra peut-être pas au Mali car il ne veut pas revivre ce qu’il a vécu au Mali”, a-t-il dit, “mais il cherche toujours à identifier les endroits” où il y a de “l’instabilité”. “Il est probable qu’ils vont chercher d’autres lieux dans le Sahel, en Afrique”, a-t-il ajouté.

 

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