Subscribe

Hommage à Paris à la chorégraphe américaine Martha Graham

La Martha Graham Dance Company, qui célèbre sa 83ème saison propose, jusqu’au 18 avril au théâtre du Châtelet, un panorama de l’oeuvre féconde de la danseuse et chorégraphe américaine, star de la Modern Dance, à la recherche “du mouvement qui ne ment jamais”.

La Compagnie fondée en 1926 par Martha Graham s’est produite pour la dernière fois en région parisienne en 1999. Aujourd’hui, trois programmes sont à l’affiche au Châtelet dont deux créations en France, “Lamentation Variations” et “Clytemnestra”.

“La danse est pour moi une véritable philosophie: elle symbolise la représentation de la vie”, disait cette pionnière du ballet moderne, disparue en 1991 à l’âge de 97 ans.

Revisitant des mythes de la tragédie antique comme celui de Thésée combattant le Minotaure pour “Errand into the Maze” créé en 1947 ou des sujets contemporains tel “Chronicle” (1936) en réponse à la menace fasciste en Europe, Martha Graham expose la quintessence de sa technique: le mouvement au service de la pensée.

La joie est aussi présente dans son répertoire. “Diversion of Angels” (1948) parle d’amour à ses différents stades, le flirt adolescent, l’amour romanesque et l’érotisme rendu par le jeux des couleurs et une musique romantique de Norman Dello Joio.

“Maple Leaf Rag” (1990) est sa dernière chorégraphie, une danse humoristique se moquant des transes de la création où les danseurs habillés par Calvin Klein parodient sa technique sur une musique de Scott Joplin.

Mais l’émotion nait avec “Lamentation Variations”, une danse de deuil interprétée en 1930 par Martha Graham sur la scène plongée dans l’obscurité du Dance Repertory Theatre à Broadway. Ce solo bouleversant, filmé dans les années 30, qui exprime la douleur à son paroxysme est présenté sur grand écran.

Suivent trois variations imaginées par la Compagnie pour commémorer l’anniversaire de l’effondrement des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Dans la dernière, la troupe des danseurs, comme autant de victimes des attentats, sont la métaphore même de la souffrance, sur une partition de Chopin.

Pour Martha Graham, les mouvements devaient décrire ce qui se passe à l’intérieur. Elle appelait cela “cartographier le coeur”, se souvient Janet Eilber, directrice artistique depuis 2003 de la Compagnie.

A New York,  Pascal Rioult, disciple de Martha Graham donne son spectacle jusqu’au 19 avril au Joyce Thetarer. Lire L’article.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related

  • Danse : la grand-messe de Pascal Rioult à New YorkDanse : la grand-messe de Pascal Rioult à New York Depuis lundi soir et jusqu'au 19 avril prochain, le chorégraphe français Pascal Rioult présente au Joyce Theather de New York un nouveau spectacle en première mondiale The Great Mass, […] Posted in Culture
  • Pascal Rioult passe le BachPascal Rioult passe le Bach Sur les musiques de J.S. Bach et du compositeur Aaron Jay Kernis, le chorégraphe français Pascal Rioult présente quatre pièces dont deux en première mondiale au Joyce Theater de New York, […] Posted in Culture