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Hugo Becker, prince du petit écran américain

A New York pour la série Gossip Girl, Hugo Becker, l’acteur français qui incarne le Prince Grimaldi, change de registre. Il interprète actuellement Antoine Lavoisier, éminent chimiste français dans un docu-fiction en tournage à Boston. Retour sur sa jeune carrière aux Etats-Unis.

France-Amérique : Comment vous étiez-vous préparé à ce rôle princier pour Gossip Girl ?

Hugo Becker : Au tout début, j’ai regardé beaucoup d’images afin de voir la façon dont les personnes appartenant à des familles royales ou princières se comportent. Elles ont un contrôle sur elles-mêmes qui est extraordinaire, alors que pourtant en off, il se passe énormément de choses. C’est certainement pour cela que les scénaristes de Gossip Girl se sont concentrés sur cette histoire afin de montrer ce qui se passe à l’intérieur, derrière les façades médiatiques d’une famille comme celle des Grimaldi.

Vous attendiez-vous à ce que Louis prenne autant d’importance dans la série?

Absolument pas. Je suis sorti de l’école il y a deux ans donc j’en suis d’autant plus ravi. A priori, cela veut dire que les scénaristes me font confiance. J’essaie juste de faire mon boulot correctement. Dans ce métier, tu ne sais jamais ce qui t’attend, ce qui peut se passer, ce que tu seras dans quelques années, ou même dans six mois. Donc je m’amuse, car c’est loin d’être courant de jouer des personnages comme celui-là.

Les derniers épisodes de Gossip Girl laissent présager de nombreux rebondissements en ce qui concerne le personnage de Louis Grimaldi que vous jouez depuis deux saisons. Peut-on en savoir plus?

Je ne peux rien dire pour l’instant.

Comment avez-vous accueilli au début de la saison 5 l’arrivée d’une autre Française, Roxane Mesquida, qui joue Béatrice, la sœur de votre personnage?

C’était top d’avoir des compatriotes sur le plateau. Roxane est très sympa, et c’est une très bonne actrice. Après, je l’ai pas énormément vu, elle a fait seulement 3 ou 4 épisodes. Et comme on n’était pas toujours dans les mêmes scènes. Ceci-dit, je dois avouer que j’aime pas trop parler français sur un plateau américain, surtout quand tu tournes dans une série comme celle-ci. Par respect pour l’équipe, et aussi par égoïsme. Parce que quand tu fais un rôle qui est dans une autre langue, c’est sympa de te plonger complètement dedans. Mais en tout cas, l’arrivée de Roxane et de Joanne Whalley, deux supers actrices, a construit un univers et des personnage autour du mien, ce qui est plutôt cool et bon signe de la part des scénaristes.

Le fait que vous soyez considérés comme deux jeunes premiers, ici aux Etats-Unis, vous a-t-il permis d’échanger sur vos expériences respectives ?

Oui, même si on ne joue pas les mêmes rôles, forcément. C’était très intéressant de savoir comment elle travaille car elle a fait des films indépendants et de qualité, ici. Après, si je dois avoir des modèles français, je dois avouer que ce serait plutôt des acteurs comme Gilles Lellouche, Jean Dujardin ou monsieur Guillaume Canet.

Les avez-vous rencontrés ?

J’ai rencontré Jean Dujardin à l’avant-première de The Artist, en novembre dernier à New York. Il est super simple, super naturel comme mec. Tu sens qu’il travaille avec une vraie famille dans le cinéma. Il est incroyable. En allant voir le film, je savais que j’allais me marrer mais pas forcément que j’allais être ému. Il y a une vraie alchimie entre les acteurs : Bérénice Béjo est aussi géniale que lui. Le réalisateur montre aussi toute l’étendue de son talent. C’est dans des projets comme celui-ci que j’aimerais être impliqué un de ces jours.

En parallèle de la série, vous avez tourné à la rentrée 2011 avec le réalisateur californien Drake Doremus….

J’ai un second rôle dans ce film (actuellement en post-production, ndlr). J’étais assez content car c’était uniquement de l’improvisation et donc c’est assez génial à jouer. C’est vraiment important pour moi de toujours faire des choses nouvelles, des trucs différents. La façon de bosser de Drake Doremus est de dire à ses acteurs de faire la scène comme ils le sentent, sans filmer, mais il se débrouille toujours pour la filmer quand même, ça rend  des scènes volées, j’adore ça. Et tout vient des acteurs, tu proposes en fonction de ce qu’il a écrit mais il n’y pas de dialogues préparés, donc tu t’intéresses plus à la situation, qu’à jouer sur le texte.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Je suis en tournage à Boston sur le docu-fiction américain Mystery of Matter, de Muffie Meyer, dans lequel je joue le rôle principal d’Antoine Lavoisier. Le film Damsels in Distress de Whit Stillman (où il est à l’affiche aux côtés d’Adam Brody) sortira en mars après avoir été en sélection officielle à Toronto, et en clôture à la Mostra de Venise. J’ai mes propres projets aussi mais tant que rien n’est sûr, je ne préfère pas fanfaronner.. Même si je bosse beaucoup sur plusieurs trucs. Pour Gossip Girl, je ne peux rien dire pour l’instant. Par le passé, les producteurs m’ont déjà appelé deux fois, donc je suis déjà très content mais on verra pour la suite. Je crois que je fais ce métier aussi pour ne pas avoir une vie trop planifiée, pour vivre à fond. Faire ce qui me plait, ce que je sens quoi.

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