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Hugues Roussel, un photographe dans la jungle new-yorkaise

Jusqu’au 3 octobre prochain, Hugues Roussel, photographe français, expose à New York à la Sohophoto Gallery. Ce passionné d’architecture a profité de son passage outre-Atlantique pour réaliser une nouvelle série de photos sur Manhattan qu’il espère bientôt montrer.

À seulement 37 ans, Hugues Roussel en est déjà à sa treizième exposition. Présenter ses œuvres à New York, plus que dans n’importe quelle autre ville, est pour lui l’opportunité d’être vu par un très large public. Invité par un ami à découvrir la ville de New York en novembre dernier, Hugues Roussel est venu aux États-Unis photos sous le bras, et en a profité pour démarcher de nombreuses galeries. « J’ai eu un très bon contact avec la Sohophoto Gallery. J’ai été accepté et je suis donc revenu en février pour préparer l’exposition. » Des photos, non pas de New York ou de France, mais de Rome, sa ville de résidence depuis neuf ans. « Il s’agit d’un travail de superposition de photos d’arbres et de paysages urbains. Il y a beaucoup de très vieux palmiers et de pins maritimes à Rome. Je les vois comme des témoins de l’histoire et des transformations de la ville », explique-t-il.

Ses deux voyages aux États-Unis ont également été l’occasion pour lui d’adapter son concept de superposition de photos à la ville de New York. Après 360 photos prises de Manhattan pour une quarantaine de sélectionnées, Hugues Roussel espère pouvoir exposer prochainement ses deux séries sur New York. « J’ai déjà commencé à montrer mon travail à des galeries ici, mais il y a tellement d’artistes que c’est difficile de se faire une place ».

Architecte de formation, il a naturellement été très inspiré par New York. « L’architecture reste très présente dans mon travail, même si j’ai depuis pris une route différente. Cette ville, qui s’est développée surtout en hauteur, c’est l’extrême urbain. C’est d’une force et d’une densité pas commune. » En utilisant la même technique photographique que pour les photos de Rome, Hugues Roussel a superposé des arbres de Central Park avec les rues du Financial District pour la série Jungle City. « La première fois que je suis venu, j’ai tout de suite remarqué la présence presque unique de bâtiments. Jusqu’à ce que je mette les pieds dans Central Park, qui est incroyablement grand et riche en nature. Une sorte de poumon. J’ai lu depuis qu’il a été décidé dès l’origine de la ville et qu’il s’agit donc d’une « construction humaine », même si ça reste très naturel. C’est cette densité et cette tension qu’il y a entre le parc et la ville qui m’intéressaient. J’ai repris la même technique photographique qu’à Rome, mais le discours est différent. »

La deuxième série réalisée par Hugues Roussel s’appelle No Standing, du nom des panneaux interdisant aux voitures de se garer. « J’ai traduit cette signalisation, à l’origine destinée aux voitures, pour les piétons. Beaucoup d’amis m’avaient dit avant mon premier voyage qu’à New York, les passants marchent toujours, ne s’arrêtent jamais. Le but, c’était de suivre le flux des gens dans la rue, de marcher à la vitesse des New-Yorkais, c’est-à-dire presque comme un semi-marathon, et de prendre les photos tout en marchant. » Après Rome et New York, Hugues Roussel souhaite développer sa technique de superposition pour les villes de Paris et Varsovie.


Infos pratiques :

http://huguesroussel.com/

Exposition Inverse Landscape #1 Rome, Sohophoto Gallery

15 White Street, New York, NY (212) 226-8571

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