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Impôt à 75% pour les riches: Villepin juge que le PS “veut frapper trop fort”

Dominique de Villepin, candidat à l’élection présidentielle, a estimé mardi que le PS veut “frapper trop fort” avec la proposition de François Hollande d’instaurer un taux d’imposition de 75% pour les très hauts revenus, préconisant plutôt la réintroduction d’une tranche à 60%.

“A 75%, je crains que la gauche ne veuille frapper trop fort. C’est peut-être une bonne initiative sur le plan populaire, mais je crains que sur le plan économique les conséquences en soient tout à fait désastreuses”, a-t-il déclaré lors d’un point presse à l’occasion d’un déplacement en Mayenne. “Il faut trouver le bon équilibre entre le maintien d’une dynamique d’entreprises en France et l’exigence de justice sociale. Je crois que cet équilibre se situe autour de 60%. C’est ce que j’avais retenu comme Premier ministre entre 2005 et 2007 avec la création du bouclier fiscal”, a-t-il détaillé.

Pour M. de Villepin (République solidaire), “il y a un effort exceptionnel à faire puisque nous sommes dans une situation financière extrêmement délicate”, avec la nécessité d’un rééquilibrage de “100 milliards d’euros” sur trois ans. Outre une réduction de 60 milliards de la dépense publique, “nous avons besoin de trouver 40 milliards supplémentaires, mais il faut le faire de façon juste. C’est cette justice fiscale qui n’a pas été au rendez-vous des dernières années”, a-t-il estimé, proposant que cet effort soit partagé pour “un tiers par les ménages les plus aisés, un tiers par les banques et les grandes entreprises et un tiers par l’ensemble de la communauté nationale.”

Interrogé sur sa collecte de parrainages, le candidat de République solidaire a répondu: “Nous progressons, nous nous battons à Paris et sur le terrain”, sans toutefois livrer de chiffre. “Je n’envisage pas qu’en France un ancien Premier ministre, quelqu’un qui a consacré sa vie pendant 30 ans, 35 ans au service des Français ne puisse pas être candidat”, a déclaré M. de Villepin.

“J’ai un bilan (après) deux années où j’étais à Matignon”, a ajouté l’ancien Premier ministre, évoquant un recul de “600.000 demandeurs d’emploi” et une réduction de “50 milliards” du “déficit de la France”. “Si la démocratie française ne permet pas à des candidats comme moi d’être candidats, je crains que nous ne soyons alors une démocratie considérablement appauvrie”, a-t-il estimé.

 

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