Subscribe

Ingrid Betancourt à Paris vendredi

Otage des FARC depuis six ans, Ingrid Betancourt a été libérée mercredi par l’armée colombienne et est désormais attendue à Paris vendredi..

L’ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, libérée mercredi par l’armée colombienne après plus de six ans de captivité, sera vendredi "dans l’après-midi" à Paris, a annoncé jeudi le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant sur France 3. Ce dernier a également affirmé que la France n’ a pas pris part à l’opération militaire qui a permis la libération d’Ingrid Betancourt. "Nous n’avons pas été surpris, dans la mesure où l’idée de manoeuvre, comme disent les militaires, était connue et nous avait été communiquée par les autorités colombiennes voici déjà plusieurs mois", a-t-il expliqué avant de reconnaître: "Il est vrai que nous ne l’attendions pas à ce moment-là".

 

Selon le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, Ingrid Betancourt, 46 ans, trois otages américains et onze militaires colombiens ont été délivrés par l’armée colombienne, au cours d’une opération héliportée, facilitée par l’infiltration de militaires au sein des FARC. "Je veux d’abord rendre grâce à Dieu et aux soldats de Colombie", a déclaré mercredi à la radio privée Caracol Ingrid Betancourt, quelques heures après sa libération. "L’opération a été absolument impeccable", a-t-elle ajouté. "Je crois (que ces libérations) sont un signal de paix pour la Colombie."

Dans une déclaration au palais de l’Elysée, M. Sarkozy, entouré des deux enfants de l’ex-otage, Mélanie et Lorenzo, et de sa soeur Astrid, a rendu hommage au président Uribe, a salué "une opération militaire couronnée de succès" et a appelé les Farc à cesser "leur combat absurde".

La famille d’Ingrid Betancourt a estimé que M. Sarkozy avait joué un rôle crucial dans sa libération. "Je voudrais avant tout remercier le président, parce que vraiment, depuis qu’il a pris les choses en main, tout s’est enclenché, et aujourd’hui Maman est là", a déclaré Mélanie Delloye, sa fille, en présence de Nicolas Sarkozy. "Je voudrais bien entendu remercier les autorités colombiennes pour ce qui a eu lieu", a-t-elle ajouté, la voix nouée par l’émotion.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a exprimé dans un communiqué sa "joie immense" et a assuré que la France n’oubliait les otages encore aux mains des Farc. "Nous resterons mobilisés jusqu’à leur libération", a-t-il promis.

"C’est une immense joie, une joie indescriptible", avait déclaré auparavant Lorenzo Delloye, fils de l’ancienne candidate écologiste à la présidence colombienne. "Je veux lui dire que je l’aime et qu’elle m’a manqué."

Depuis Washington, le président George W. Bush a appelé mercredi son homologue colombien pour le féliciter et le remercier après la libération des 15 otages, dont les trois Américains, a annoncé la Maison Blanche.

Les trois otages américains, des sous-traitants recrutés par la département de la Défense, se trouvaient en mission de lutte contre la drogue à bord d’un avion du Commandement sud des Etats-Unis, qui a dû se poser à la suite d’une défaillance mécanique dans une zone contrôlée par les Farc, le 13 février 2003, où ils ont été capturés par les rebelles.

A Madrid, le gouvernement a exprimé son "énorme satisfaction" à la suite de l’annonce de ces libérations. A Rome enfin, le porte-parole du Vatican s’est félicité de la remise en liberté de l’otage franco-colombienne, évoquant "une bonne nouvelle" et "un signe positif pour la liberté de tous les otages" ainsi que pour "la réconciliation" en Colombie.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related