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Insulte au drapeau : Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie indignés

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a affirmé vendredi, après la publication d’une photographie montrant un homme utiliser le drapeau tricolore pour s’essuyer le derrière, que les « symboles de la République doivent être respectés ».

« Les valeurs et les symboles de la République doivent être respectés, partout et par tous », souligne le ministre dans un communiqué, après s’être entretenu avec Christophe Cuvillier, le président de la FNAC, qui avait exposé cette photo.

Le ministre a « tenu » à s’entretenir avec lui pour lui faire « part au nom du président de la République et du gouvernement, de la très vive émotion de nos compatriotes, » après que le drapeau tricolore « a subi un outrage inacceptable », relève-t-il. Le PDG de la FNAC a présenté mercredi ses excuses « à tous ceux qui ont pu être choqués par la photo » et souligné que l’enseigne avait, devant l’émotion suscitée, « décidé immédiatement de (la) retirer de la liste des lauréats » de sorte qu’elle n’a jamais été exposée.

L’image a été élue « coup de cœur du jury » d’un concours photographique organisé par la FNAC de Nice le 6 mars. Cette œuvre d’un photographe amateur concourrait dans la catégorie « politiquement incorrect ». Elle a été publiée dans le journal gratuit Metro le 19 mars.

« Personne ne peut tolérer que soit ainsi bafoué le symbole de notre République, consacré par l’article 2 de la Constitution, personne ne peut accepter que la liberté d’expression soit détournée au mépris de l’emblème de notre pays », ajoute M. Hortefeux.

Selon lui, le président de la FNAC, qui avait décidé de retirer la photo de l’exposition, « s’est engagé à veiller à ce que les futurs concours et expositions organisés par cette société ne puissent plus donner lieu à de tels errements ».

Le procureur de la République de Nice, Éric de Montgolfier, a indiqué qu’il avait déjà été saisi de l’affaire par le préfet des Alpes-Maritimes et qu’il l’avait classée sans suite le 30 mars, les « œuvres de l’esprit » étant exclues du champ de la loi.

La garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie a demandé que des poursuites pénales soient engagées contre la publication de la photographie, une enquête devant encore déterminer si le « droit actuel » permet de sanctionner « un acte aussi intolérable contre le drapeau français ».

 

Metro, pour sa part, affirme n’avoir fait « que relater un événement local » dont il n’était « pas partenaire ». « La question qui est posée est celle de savoir quelle est la limite de l’art, de la provocation, de la liberté d’expression », a relevé Frédéric Vézard, directeur de la rédaction de Metro France.

Selon l’article 433-5-1 du code pénal, « le fait, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques, d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7 500 euros d’amende », ainsi que de six mois d’emprisonnement lorsqu’il est commis en réunion.

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