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Islam : le recteur de la mosquée de Lyon veut porter plainte contre le Pentagone

Le recteur de la mosquée de Lyon visée par une note du Pentagone publiée par wikileaks réagit, il veut porter plainte contre les auteurs de cette note qui accuse le lieu de culte d’être centre de recrutement de terrorsite pour Al-Qaida.

Selon une information du quotidien 20 minutes, le recteur de la Grande Mosquée de Lyon et le consul des Etats-Unis se sont rencontrés jeudi matin. Les deux hommes on eu un échange “cordial”, sans pour autant qu’il y ait d’excuses.
Par ailleurs, “nous serons reçus mardi matin par l’ambassadeur des Etats-Unis” auquel “nous exprimerons notre mécontentement” et dirons “notre souci et notre indignation de voir l’islam déjà stigmatisé l’être beaucoup plus encore avec ce genre de document”, a ajouté le recteur de la mosquée de Lyon Kamel Kabtane .
Le recteur regrette que cette publication «qui stigmatisent la communauté musulmane» survienne dans le bourbier du débat sur la laïcité. “La Grande mosquée de Lyon, institution connue de tout le monde et d’un fonctionnement exemplaire, n’a pas à se justifier d’accusations aussi ridicules”, a déclaré mardi soir le recteur Kamel Kabtane dans un communiqué.

Par ailleurs, “nous serons reçus mardi matin par l’ambassadeur des Etats-Unis” auquel “nous exprimerons notre mécontentement” et dirons “notre souci et notre indignation de voir l’islam déjà stigmatisé l’être beaucoup plus encore avec ce genre de document”, a-t-il ajouté.

Le consul n’a pas souhaité faire de déclaration officielle. Il n’a pas donné d’avis sur la liste des mosquées éditée par le Pentagone. Liste qu’il dit ne pas avoir vue. «Nous allons poursuivre les excellentes relations que nous avons toujours eues avec la mosquée de Lyon», a-t-il relevé.

En tout, une dizaine de mosquées et centres islamiques auraient été utilisés par Al-Qaïda pour recruter, aider et entraîner ses militants, de Karachi à Montréal et de Lyon au Caire, selon une liste dressée par le Pentagone et publiée par WikiLeaks.

La liste, qui devait aider les enquêteurs américains dans leurs interrogatoires des détenus de Guantanamo, cite, outre la Grande mosquée lyonnaise, la mosquée Al-Sunna à Montréal, l’Université Islamique Abu Bakr et la mosquée Makki à Karachi, la mosquée Al-Khair de Sanaa et l’Institut Dimaj de Saada au Yémen, la mosquée de Finsbury Park et un local loué au club de jeunes Four Feathers, près de Baker Street, à Londres, celle de l’Institut culturel islamique de Milan et enfin la mosquée Wazir Akbar Khan à Kaboul.

 

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