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Jean-François Copé et Corinne Narassiguin à la tête du groupe d’amitié France-Etats-Unis

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, est devenu cette semaine président du groupe d’amitié France-Etats-Unis de l’Assemblée nationale. Il aura comme vice-présidente la députée socialiste d’Amérique du nord Corinne Narassiguin.

Le député-maire de Meaux Jean-François Copé succède à ce poste à l’ancien député UMP du Puy-de-Dôme, Louis Giscard d’Estaing, battu aux législatives de juin. La direction de ce groupe parlementaire, qui compte près de 150 membres, était l’un des postes les plus convoités par les députés. Si habituellement un élu de la majorité prend la tête de ce groupe, la gauche n’a présenté personne. “Les présidences des groupes d’amitiés sont réparties entre les différents groupes politiques à l’assemblée. Si personne à gauche n’avait présenté de candidature pour la présidence du groupe d’amitié France-EU, c’est tout simplement parce que cette présidence avait été réservée au groupe UMP”, explique la députée d’Amérique du Nord Corinne Narassiguin.

Jean-François Copé et d’autres élus UMP se sont portés candidat. Et c’est le président du groupe UMP, Christian Jacob, qui a décidé de nommer son ami Jean-François Copé. “Cela va lui permettre de consolider ses réseaux aux Etats-Unis et de rencontrer des gens très hauts placés”, a affirmé Axel Poniatowski, député UMP du Val d’Oise et ancien président de ce groupe d’amitié de 2002 à 2007. Selon lui l’utilité de cette association d’élus est réelle en cas de désaccord politique entre la France et les Etats-Unis.”J’ai été président à une période très critique des relations franco-américaines, lorsque les États-Unis ont attaqué l’Irak. J’ai décidé d’organiser un voyage à Washington afin de rencontrer des parlementaires américains et leur expliquer la position de la France. Le groupe a tout mis en œuvre pour qu’il n’y ait pas de cassures entre les deux pays”.

Plus récemment, des parlementaires français ont rencontré Jim Oberstar, fervent défenseur du train aux États-Unis afin d’évoquer la polémique sur la SNCF en Floride. L’entreprise française, qui espère participer au développement du transport ferroviaire aux États-Unis, était accusée par des élus floridiens d’avoir participé à la déportation de juifs vers les camps de la mort lors de la Deuxième guerre mondiale. “Ce groupe parlementaire est un moyen de maintenir des liens entre les parlementaires français et américains, même lorsque les deux pays sont divisés sur une question” a affirmé le député UMP à France-Amérique. “Tout dépend de ce qu’en fait son président. On verra quelles sont les intentions de Jean-François Copé” poursuit-il.

Corinne Narassiguin, déjà présidente du groupe d’amitié France/Canada, espère ainsi “tisser des lien direct avec des parlementaires américains, en particulier avec ceux du French caucus”.

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