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Jean-François Copé propose à New York une sortie de crise globale

En visite à New York jeudi et vendredi, le patron des députés français UMP Jean-François Copé a prôné une « nouvelle gouvernance mondiale » pour les questions sécuritaires, économiques, sociales et environnementales. Il a également défendu une nouvelle fois Brice Hortefeux dans l’affaire de la vidéo de Seignosse.

À quelques jours de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies et du sommet du G20 à Pittsburgh, Jean-François Copé était à New York jeudi et vendredi pour présenter son projet de « nouvelle gouvernance mondiale ». Après une intervention à la New York University jeudi, axée sur les « pistes possibles de sortie de la crise », Jean-François Copé s’est adressé à la presse vendredi, défendant la nécessité de « trouver surtout de nouveaux sentiers de croissance » pour « absorber la dette publique ».

« Le poids de la dette sera l’un des grands enjeux des prochaines échéances électorales dans tous les pays occidentaux », a-t-il argumenté. « Pour absorber cette dette, il n’y a pas 36 000 solutions. Il n’est pas question de favoriser l’inflation, ni d’augmenter les impôts. Ce serait de la folie. (…) Il faut commencer par réduire les dépenses publiques, mais aussi trouver de nouveaux sentiers de croissance ».

Dans ce contexte, le patron des députés UMP propose de « mettre le paquet sur les investissements dans le développement durable ». « La dépollution, la construction de voitures propres, le traitement des déchets, l’indépendance alimentaire sont des réserves de croissances exceptionnelles », a-t-il poursuivi. « Mais la réponse à tous les défis qui vont se présenter dans les prochaines années doit être globale, et la crise doit servir à mettre en place une gouvernance mondiale ».

Jean-François Copé a estimé que le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le G8 et le G20 étaient des « structures inadaptées » et a proposé de les regrouper en une seule. « Il faudrait par exemple transformer le Conseil de Sécurité, et lui donner de nouvelles compétences dans les domaines sécuritaire, économique, social et environnemental », a-t-il précisé. « Certains disent que c’est utopique, je ne le crois pas. Les chefs d’État voient que la structure actuelle est contraire à la notion d’efficacité publique ». Le « Conseil de gouvernance » que propose Jean-François Copé, aurait un visage « assez proche du G20 », avec une vingtaine de membres permanents regroupant des pays développés et des États émergents, ainsi que quelques membres non-permanents.

À quelques jours du G20 à Pittsburgh, Jean-François Copé s’est prononcé en faveur d’une « meilleure régulation financière » et d’une approche globale sur les questions des bonus et des paradis fiscaux. Face à la réticence du gouvernement américain d’imposer un plafond aux bonus comme le demandent la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, le chef des députés UMP a estimé que « si nous arrivons à mettre en place des réglementations homogènes, ce sera déjà un grand pas ».

Lors de sa conférence à NYU, Jean-François Copé n’a pas convaincu toute l’assistance avec ses explications sur les propos tenus par Brice Hortefeux. Une vidéo qui circule depuis plusieurs jours sur internet, montre le ministre français de l’Intérieur en train de poser à Seignosse (Landes) avec un militant, né de père algérien, et déclarer : « il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». Jean-François Copé était avec Brice Hortefeux ce jour-là. « J’ai vécu ça de près », a-t-il déclaré vendredi. « C’est injuste. Cette discussion qui n’était pas publique, a pris des proportions énormes. C’est le jeune militant qui a lancé le sujet sous la forme d’une blague ». Le patron des députés UMP a défendu la décision du ministre de l’Intérieur de ne pas démissionner.

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