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Jean-Louis Borloo joue les vedettes aux journées parlementaires centristes

Le ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo a joué les vedettes aux journées parlementaires du centre à Nice, où députés et sénateurs ont planché sur la reconstruction de leur famille politique devant un parterre de ténors de la majorité, dont François Fillon.

“Ce n’est pas parce que vous transformez 15 petites étiquettes en une étiquette commune que vous avez un projet. Essayons d’avoir une vision, de la hauteur de vue. Moi, je porte des rêves… Echangeons, confrontons, bâtissons”, a lancé Jean-Louis Borloo devant la presse, à son arrivée à Nice.
Le président du Parti radical (parti associé à l’UMP) qui avait réuni de très nombreux centristes aux “ateliers” de son mouvement début septembre à Lyon, était très attendu à ces journées parlementaires qui réunissaient pour la première fois élus du Nouveau Centre (NC) et de l’Union centriste du Sénat.

Le Premier ministre, François Fillon, et huit ministres ont fait le déplacement, ainsi que les présidents de l’Assemblée et du Sénat, Bernard Accoyer et Gérard Larcher.
Jean-Louis Borloo est arrivée en tête d’un récent sondage de l’Institut français d’Opinion publique sur les personnalités susceptibles de succéder à François Fillon à Matignon. Il est également considéré par les sondeurs comme le meilleur candidat potentiel du centre à la présidentielle de 2012.
Questionné sur ses intentions, le ministre a contesté être en campagne pour Matignon, malgré la publication dans la presse de tribunes où il détaille ses ambitions pour la France. “Matignon, c’est un sujet de 20 mois. Moi, je vous parle des 15 à 20 ans à venir. On n’est pas sur la même échelle. On peut porter cela sans être à Matignon, c’est pas la question”, a-t-il assuré. Oui, “la reconstruction du centre m’intéresse”, a encore dit Jean-Louis Borloo. Est-il prêt à jouer les premiers rôles ? “Pourquoi pas ?”, a répondu le ministre de l’Ecologie, qui se dit prêt en tout cas à “donner un coup de main”.
Séduits par la personnalité du ministre, nombre de centristes seraient prêts à lui faire les yeux doux, mais à une seule condition, qu’il quitte l’UMP.”Si Borloo ne va pas à Matignon et quitte l’UMP pour se présenter à la présidentielle, personne ici ne lui contestera sa place”, estime Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du NC.
Pour l’heure, le candidat potentiel des centristes de la majorité s’appelle Hervé Morin. Mais le ministre de la Défense, crédité d’un petite deux pour cent d’intentions de vote dans les sondages sur 2012, a bien du mal à motiver ses troupes.
“L’important, c’est pas d’être nombreux mais d’avoir des gens déterminés”, argue-t-il, affirmant ne pas voir “derrière Jean-Louis Borloo une manoeuvre de l’Elysée” pour torpiller son projet présidentiel.
“Moi, je trace mon chemin. J’ai bien conscience que c’est un peu tôt pour dire qu’on veut être candidat à la présidentielle, mais je veux éclairer la maison. Si les gens ne voient pas de lumière, ils vont passer” leur chemin, explique-t-il.
A Nice, les parlementaires du Centre ont convenu de travailler ensemble sur les grands projets de loi en cours, espérant ainsi peser davantage dans les débats.
“On a créé aujourd’hui, après trois ans de travail, les conditions d’un vrai dialogue. Cette pierre posée à Nice, c’est une pierre de reconstruction du centre. Notre alliance parlementaire en est le ciment”, a lancé le président des députés du NC, François Sauvadet.

“Mais, on ne pourra pas prétendre à rassembler le centre en jetant des exclusives. On aura besoin de tout le monde”, a relativisé le sénateur Jean Arthuis, regrettant l’abscence du MoDem à Nice.

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