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Jean Meyer, le “French Zuckerberg”

Jean Meyer, 31 ans, est le digital entremetteur de 300 000 étudiants à travers son site internet Datemyschool.com, créé il y a deux ans à New York.

Un de ses amis le compare au fondateur de Facebook, mais pour lui, le surnom est exagéré, quoique “flatteur”. Jean Meyer est cofondateur de Datemyschool.com, un site de rencontre pour étudiants. Le projet est lancé début 2011, et le concept prend tout de suite sur le campus de Columbia, où Jean Meyer suivait son MBA. En deux ans, le site compte plus de 300 000 étudiants et anciens élèves de toutes les universités américaines, à raison de 2 500 nouveaux inscrits par jour.

Originaire de Toulouse, Jean Meyer voulait être pilote de chasse, mais sa copine le persuade de changer de voie. Ce sera donc maths sup… qu’il abandonne après six mois, pour intégrer une école d’ingénieurs. Après son diplôme, il reçoit plusieurs propositions, mais c’est celle de BNP-Paribas qui retient son attention. Jean Meyer déménage à Philadelphie, une ville où il possède des attaches familiales. En 2008, il quitte les Etats-Unis en crise. Il crée alors un site internet qui devient la référence pour les examens. Quand il apprend qu’il est reçu à Columbia, il vend ses parts. Peu de temps après, la société est rachetée par Studyrama.

Monétiser le concept du “date”

Sur le campus de Columbia, ça parle beaucoup filles, et “dating”, d’où l’idée de monter un site basé sur le respect de la vie privée. “En s’inscrivant, chaque étudiant détermine qui peut voir son profil”, explique son fondateur. Il est donc possible d’éviter de discuter avec les gens de son département ou encore de choisir de n’être visible que par les étudiants en droit d’Harvard. Autre force du site, un marketing innovant, avec un réseau d’ambassadeurs sur les campus, rémunérés au nombre d’inscrits.

Ambitieux, mais surtout bosseur, Jean Meyer ne veut pas s’arrêter là. Par exemple, il n’exclue pas de devenir un jour un Business Angel. Dans l’immédiat, il se concentre sur les levées de fonds et le réinvestissement, dans l’optique de “tuer OKCupid”, lâche Jean Meyer dans un sourire.

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