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JO-2010 : la France entre ambition et prudence

L’équipe de France olympique aborde les jeux Olympiques de Vancouver (12-28 février) partagée entre l’ambition de conquérir de nombreuses médailles, notamment en ski alpin, biathlon et combiné nordique, et la prudence dictée par les circonstances.

Combien de médailles ? La question tourne en boucle à chaque rendez-vous olympique, en hiver comme en été. Le président du Comité national olympique et sportif (CNOSF), Guy Masseglia, a posé le curseur sur “une dizaine” comme à Turin en 2006 (3 or, 2 argent, 4 bronze), soulignant le côté “assez aléatoire” des performances dans les disciplines d’hiver.

L’or accessible: Julien Lizeroux et Sandrine Aubert, en slalom, comme Jason Lamy-Chappuis en combiné nordique, Ophélie David (skicross) et Pierre Vaultier (snowboardcross) représentent les meilleures chances de titre olympique pour la délégation française. A chacun ses arguments. Lizeroux, très régulier, est capable de hausser son niveau, comme lors de la seconde manche d’anthologie livrée à Adelboden le 10 janvier, pour devancer une concurrence féroce, incarnée par les Autrichiens Hirscher, Herbst et Raich.

Victorieuse à deux reprises en Coupe du monde, Sandrine Aubert représente également une chance sérieuse dans les disciplines techniques.

Jason Lamy-Chappuis, monté à 9 reprises sur le podium (5 victoires) en Coupe du monde, a l’occasion rêvée de succéder à Fabrice Guy, dernier Français sacré en combiné nordique, en 1992 à Albertville.

Enfin, Ophélie David et Pierre Vaultier disposent eux d’une belle occasion d’être les premiers champions olympiques dans leur discipline.

Reste l’inconnu. L’athlète capable de se sublimer le jour J. Une spécialité française en descente, où Jean-Luc Crétier (1998) et Antoine Dénériaz (2006) étaient devenus champions olympiques à la surprise générale. Alors, pourquoi pas Johan Clarey ?

Médaille à portée de main. Trois fois champion d’Europe, champion du monde (2007), le patineur Brian Joubert était programmé pour une médaille d’or en 2010. Mais une blessure à un pied, fin novembre, a retardé sa préparation et il a semblé un peu court physiquement lors des Championnats d’Europe, où il a fini troisième mi-janvier. Capable d’un exploit, il est en course pour une médaille comme Isabelle Delobel – Olivier Schoenfelder (danse sur glace), eux aussi retardés dans leur préparation.

En ski alpin, Marie Marchand-Arvier (super-G), Tessa Worley (slalom géant) et Ingrid Jacquemod (super-G et descente) peuvent prétendre à une médaille, comme Cyprien Richard (slalom géant). Chez les fondeurs, les espoirs sont circonscrits à Vincent Vittoz (15 km libre et poursuite) et Gaillard (poursuite et 50 km). Les biathlètes présentent, eux, des garanties, surtout en relais, mais peuvent entretenir des espoirs en individuel (Martin et Simon Fourcade, Vincent Defrasne et Sandrine Bailly). Enfin, Guilbaut Colas (ski de bosses) a également une sérieuse chance d’être récompensé d’une médaille.

La grosse cote. Absents du tournoi de hockey sur glace, les Français semblent avoir assez peu de chance dans les disciplines de glace (bobsleigh, skeleton, luge, patinage de vitesse). Seules exceptions: Thibault Fauconnet (short track) et l’équipe masculine de curling semblent avoir une petite chance de monter sur le podium.

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