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JO 2012 : Florent Manaudou, frère de Laure, remporte le 50m nage libre

Florent Manaudou est devenu le premier champion olympique français de l’histoire sur 50 m libre, 8 ans après le sacre de sa soeur Laure, dans l’ombre de laquelle il a grandi avant de se révéler en pleine lumière.

En 2004, aux Jeux d’Athènes, Florent Manaudou n’avait que 13 ans quand il a vu sa soeur, alors âgée de 17 ans, devenir la première nageuse française à glaner l’or olympique. Elle avait gagné le 400 m libre et fait un rêve avec son jeune frère: participer ensemble aux Jeux en 2012. Vendredi 3 août 2012, 21h15 à Londres, le rêve s’est réalisé : Laure Manaudou descend de la tribune pour enlacer Florent, qui vient de remporter le titre suprême, sa première “grande” médaille à 21 ans.

Le petit dernier des Manaudou a brillé et déjoué tous les pronostics en s’emparant du 50 m libre avec maestria. Son parcours a commencé à l’âge de 3 ans quand ses parents ont décidé de l’inscrire à la piscine d’Ambérieu-en-Bugey. “Ca a toujours bien marché. J’ai commencé à faire des comppétitions départementales, régionales et de fil en aiguille je suis arrivé là”, raconte-t-il.

Florent Manaudou est le dernier des trois enfants Manaudou, et bel et bien le plus grand (1,99 m), un atout majeur. Il est aussi le plus doué de la famille. “On me l’a souvent dit. Je suis plus polyvalent que ma soeur. Après je ne me suis pas encore essayé au 200 m et au 400 m comme elle ! C’est trop long pour moi. Avant d’être au niveau de ma soeur, il faudra des années”, souligne-t-il.

Hommage à Nicolas

Pas sûr. Le sprinteur, dont les qualités incroyables d’explosivité ont été déterminantes à Londres, gravit rapidement les échelons. L’année dernière, il étrennait seulement sa première sélection en équipe de France avec le 50 m papillon aux Mondiaux-2011. Et il s’est mis au 50 m libre cette saison ! “J’avais envie de faire du 50 m”, dit simplement le jeune homme, en contrat avec l’armée de terre.

Florent, qui arbore un piercing dans la langue, a été formé par le frère aîné, Nicolas, entraîneur à Ambérieu-en-Bugey et qui avait aussi “recueilli” Laure, alors en perdition, de septembre à décembre 2007. Avec Florent le dilettante et le tatoué (une étoile à l’intérieur de poignet et un dessin type maori sur le flanc droit), Nicolas Manaudou a dû “batailler”. “J’ai toujours fait le strict minimum, reconnaît-il. A Strasbourg (Championnats de France 2011), je me suis qualifié au centième près pour les Mondiaux à Shanghai. Depuis le début de l’année, je me suis mis à bosser sérieusement vu que l’échéance des JO se rapprochait. Ca m’a permis de grandir dans ma tête.”

Nicolas Manaudou a “construit” un nageur de talent qu’il a accompagné jusqu’à sa sélection aux Mondiaux-2011. Puis les deux frères se sont brouillés. Florent s’est alors exilé à Marseille, où sa soeur est licenciée avec son compagnon Frédérick Bousquet, grand spécialiste du 50 m libre, qui a échoué à valider son ticket pour les JO-2012. “L’esprit de groupe, c’est quelque chose de très fort à Marseille. A Ambérieu avec mon frère, j’étais le seul de mon niveau alors qu’à Marseille il y a toujours de l’émulation, on a toujours envie d’aller plus vite que les autres”, souligne-t-il. Florent Manaudou s’est depuis réconcilié avec son frère. Il lui a d’ailleurs rendu un hommage appuyé après sa victoire.

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