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Johan Petro : « La porte de l’équipe de France n’est pas fermée »

Après cinq saisons passées dans la ligue à Seattle, Oklahoma et Denver, le joueur intérieur français Johan Petro (2,12 m, 23 ans) vient de signer un contrat de 3 ans dans une franchise de New Jersey en pleine reconstruction. L’ancien pensionnaire du Centre fédéral espère s’installer durablement chez les Nets et voir sa carrière NBA enfin décoller, comme il l’a confié à France-Amérique.

Comment s’est déroulée cette inter-saison ?
J’aurais voulu rester à Denver, c’était beaucoup plus simple, je connaissais déjà la franchise et la blessure de Kenyon Martin (ndlr, intérieur de Denver) me donnait une opportunité. Mais après coup je me rends compte que c’est mieux de prendre un nouveau départ.

Avez-vous songé à retourner en Europe à un moment ?
Durant toute l’année dernière, quand je n’avais pas de temps de jeu, j’y pensais. Je me suis dit qu’il fallait que je reprenne tout à zéro, que je fasse un an ou deux en Europe, quitte à revenir après, vu que je suis encore jeune. J’ai eu des offres en Espagne de Madrid, Malaga, et d’un club russe aussi… Puis Kenyon Martin s’est blessé et j’ai eu un bon mois de mars. Je me suis dit qu’il y avait peut-être encore une chance.

Ce contrat de trois ans et 10 millions de dollars, c’est une surprise  ?
C’est une surprise, oui. Je ne m’attendais pas à signer trois ans, c’est clair. Mais apparemment le bon mois de mars que j’ai fait l’an dernier m’a ouvert des portes. Mon agent a fait le boulot et j’ai obtenu ce contrat car la franchise des Nets croit en moi.

Que vous a dit le staff des Nets sur votre rôle l’an prochain ?
L’idée, c’est que je m’installe en pivot remplaçant derrière Lopez. C’est pour ça qu’ils m’ont signé et ça me va totalement. Maintenant, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Si je m’en sors bien et qu’ils veulent m’aligner avec Lopez, que je joue ailier fort ou pivot, peu importe ce que je dois faire, je le ferai ! Il y a beaucoup d’espace pour évoluer. Je peux montrer mes capacités au coach Avery Johnson et être le meilleur pivot remplaçant possible.

Vous allez peut-être bientôt jouer à Brooklyn alors ?
Déjà, nous allons jouer dans une nouvelle salle l’an prochain, à Newark, parce que la salle des Nets cette année n’était pas terrible (l’Izod Center). Et normalement, le déménagement de la franchise à Brooklyn est prévu pour dans deux ans, donc oui, je vais vivre ça !

Maintenant que vous avez signé aux Nets, quelle est votre position par rapport à l’équipe de France ?
Je pense que c’est un peu tard pour le Mondial, le coach a son équipe en tête. Mais j’ai signé pour trois ans, je n’ai plus le souci de me concentrer sur la NBA chaque été pour décrocher un contrat avant de pouvoir m’impliquer en équipe de France. Si ma carrière s’installe ici, ça peut être une excellente position pour jouer avec les Bleus dans les années à venir. J’ai toujours manifesté mon envie de venir en équipe de France et malgré les différends qu’on a eus par le passé, la porte n’est pas fermée de mon côté.

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