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Johnny Hallyday, un flambeur toujours en mal d’argent

Dès ses débuts au Golf Drouot, l’argent a souvent compliqué les relations entre Johnny Hallyday, ses producteurs et ses maisons de disques. D’ailleurs dans son entourage, tout le monde tombe d’accord : “Johnny est un éternel flambeur”.

Pire, dans le passé Johnny a souvent vécu à crédit grâce aux prêts de ses maisons de disques, utilisées comme de quasi-banques. Dernier avatar en date : le divorce d’avec son producteur de concerts, Jean-Claude Camus, après 34 ans de collaboration et d’amitié. Selon ce dernier, cette rupture est directement liée, aux exigences financières de la star. Pour son retour sur scène en 2012, après l’interruption de sa tournée d’adieu “Tour 66” en 2009 en raison de ses ennuis de santé, Johnny exigeait une grosse avance (8 à 10 millions d’euros, selon des sources concordantes). “Nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord sur les conditions d’une prochaine collaboration”, a expliqué Jean-Claude Camus dans un communiqué. “Au regard des avances exigées, nous n’avons pas souhaité poursuivre notre collaboration”, précise le producteur, ajoutant que les demandes de Johnny étaient de nature à compromettre la pérennité même de son entreprise.

Au coeur de l’été, Johnny Hallyday a trouvé une oreille plus attentive et généreuse auprès de Gilbert Coullier, producteur des concerts français de Céline Dion, Laurent Gerra ou Patrick Timsit. “Johnny a toujours besoin d’argent. Ce n’est pas nouveau…”, résume un proche du chanteur. Si son train de vie a toujours été élevé – longtemps au-dessus de ses revenus -, selon la même source, Johnny n’a jamais autant dépensé.
Ces dernières années, il a mené grand train et a acquis quatre propriétés : une maison de 1.000 m2 à Marnes-la-Coquette en banlieue parisienne (aujourd’hui en vente pour 26,5 millions d’euros), un chalet en Suisse, une maison de vacances sur l’île de Saint-Barthélemy (Antilles françaises) et une résidence dans le quartier chic de Pacific Palisades à Los Angeles (Etats-Unis) où sa fille Jade, 6 ans, est scolarisée.

Selon des enquêtes du Figaro et le magazine Challenge, Johnny Hallyday qui roule en Bentley, caracole en tête du classement des revenus de la variété avec plus de 10 millions d’euros de revenus en 2009. Pourtant, la journaliste Catherine Rambert, co-auteur du livre “Johnny, les 100 jours où tout a basculé”, estime qu’avec l’arrêt du Tour 66, Johnny est proche de la banqueroute.

“Contrairement à une idée répandue, Johnny est un travailleur pauvre, qui, malgré ses nombreuses années de carrière, n’a pas cumulé de patrimoine, car il a toujours eu un train de vie flamboyant”, dit-elle. “Avant 95, Johnny a vécu à crédit grâce à des prêts de sa maison de disques de l’époque, Universal. Devenant une d’icône nationale, ses disques et ses tournées ont fait le plein, et il a dépensé tout ce qu’il gagnait. Depuis quelques années, sans doute sur les conseils de ses proches dont son beau-père André Boudou, Johnny connaît une nouvelle phase : en charge de famille, il se constitue un héritage”, ajoute un observateur avisé qui affirme que son épouse Laeticia et le père de celle-ci sont consultés pour toute décision importante.

En quittant Universal, sur les conseils de son beau-père et contre l’avis de son fils David, Johnny espérait remporter la propriété de son catalogue musical. La justice a finalement donné raison à la maison de disques qui avait financé les enregistrements.
En 2006, Johnny avait rejoint l’écurie Warner en faisant monter les enchères avec le contrat le plus juteux du showbiz : 25 % de royalties et un million d’euros garantis par nouvel album, du jamais vu pour un interprète.

 

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