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Kapitall, le trading pour les nuls

Les Français Serge Kreiker et Gaspard de Dreuzy ont lancé fin janvier un site de courtage ludique et intuitif à New York. Le succès est au rendez-vous.

Combiner la puissance analytique de Bloomberg et le fun d’un jeu Nintendo, c’est l’idée farfelue de Serge Kreiker, ancien programmateur informatique chez Bloomberg et Gaspard de Dreuzy, ex-créateur de logiciels pour jeux vidéo. Le résultat, Kapitall, lancé fin janvier, est déjà plébiscité par 65 000 utilisateurs.

La devise du site de courtage pour les non-professionnels, “Si vous pouvez glisser et déposer, vous pouvez trader”, résume bien sa philosophie. Possibilité de créer un portefeuille en quelques clics ; ouvrir et approuver son compte sans paperasse et quasi instantanément ; graphiques, classements et informations compréhensibles par tout un chacun. Le design intuitif créé par un ancien d’Apple et le côté ludique de l’interface ont séduit des utilisateurs nouveaux. Les Kapitallists ont “environ 35 ans, soit un profil 15 à 20 ans plus jeune que les sites concurrents”, détaille Gaspard de Dreuzy. Et leurs comptes, de 3 000 dollars en moyenne, ne sont “pas énormes, ce qui confirme le public visé”. Les utilisateurs sont pour le moment “plutôt des hommes, qui viennent du domaine du design et des nouvelles technologies”.

L’idée sous-jacente du site est aussi de démocratiser le trading. Ainsi Kapitall offre la possibilité de s’entraîner avec de l’argent virtuel, avant de  “jouer” avec son argent quand on se sent plus à l’aise. Après l’effondrement et la perte de confiance dans le système financier, ils ont une carte à jouer. “Les non-professionnels ont estimé que la crise est venue du nuage de complexité créé par les grandes banques, rappelle Gaspard de Dreuzy. Kapitall, qui mise sur l’éducation et la transparence, résout ces problèmes”, met-il en avant. “Le public a perdu confiance dans les grandes marques, poursuit-il, c’était un bon timing pour créer des nouvelles marques, qui prennent en compte ce qui s’est passé.”

De vrais talents

Les deux compères habitaient déjà à New York, et c’était selon eux le meilleur endroit pour lancer leur site. “C’est la capitale mondiale de la finance, et il y a une énorme énergie entrepreneuriale et de nombreux talents ici”, détaille le trentenaire. Il estime que lui et Serge Kreiker ont eu plus de facilités à monter leur équipe d’une quinzaine de personnes avec “de vrais talents en design et nouvelles technologies” qu’ils n’en auraient eu en France. Mais si les Etats-Unis sont le pays de la prise de risques, les premiers investisseurs de Kapitall ont été Français, puis les Américains ont suivi.

Utilisé à 99% par des Américains, Kapitall ne permet pas encore aux non-résidents d’ouvrir des comptes. “Les Etats-Unis sont déjà un gros morceau, mais si un jour on est gros ici, on s’étendra ailleurs”, promet Gaspard de Dreuzy.

Pour plus d’informations : landing.kapitall.com

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