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L’ ambassadeur de France aux États-Unis pourrait diriger le futur service diplomatique européen

La France a proposé Pierre Vimont, l’ambassadeur de France aux États-Unis, pour le poste de Secrétaire général du nouveau service diplomatique européen.

Les ministres européens des Affaires étrangères sont parvenus lundi à un accord sur le futur service diplomatique destiné à représenter l’Europe dans le monde. Baptisé « Service d’action extérieure » de l’UE (SEAE), il sera le réseau de représentations européennes, permettant de donner plus d’unité et de cohérence à la politique étrangère européenne. Il regroupera des milliers de fonctionnaires répartis entre Bruxelles et 136 délégations européennes à travers le monde.

Le projet, né du traité de Lisbonne, fait l’objet d’intenses tractations sur sa structure, son mode de fonctionnement, son financement et ses principaux postes, entre les 27, la Commission de Bruxelles et le Parlement européen. Si le texte approuvé mentionne que le service sera dirigé par un « Secrétaire général exécutif » flanqué de « deux secrétaires généraux adjoints », les modalités peuvent encore évoluer au fil des négociations, estiment des diplomates.

La France souhaite une structure pyramidale. Bernard Kouchner a confirmé vouloir confier la tête du service à l’actuel ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont. Âgé de 60 ans, cet ancien énarque a été directeur de la coopération européenne de 1997 à 1999 et représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles de 1999 à 2002, avant d’être nommé à Washington en 2007.

La candidature a été confirmée mardi par le gouvernement français. « Le candidat que nous souhaitons côté français pour ce secrétariat général c’est M. Vimont », a déclaré le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche à des journalistes à Strasbourg. « Catherine Ashton (ndlr, la chef de la diplomatie européenne) le veut et il est soutenu par la Grande-Bretagne », a ajouté une source diplomatique citée par l’AFP.

Mais Catherine Ashton penche apparemment plutôt pour « une direction collégiale » de trois personnes, quitte à ce que l’une d’entre elles reste une sorte de primus inter pares. C’est elle qui prendra la décision finale sur l’organigramme exact et la façon dont les dirigeants interagiront entre eux.

Les négociations avec les députés européens débuteront mardi prochain, et une décision pourrait être prise au plus tôt en juillet.

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