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La banque centrale américaine espère une croissance de 3 ou 4% pour 2011

Le président de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Ben Bernanke, a indiqué jeudi qu’une croissance de l’économie américaine de 3 ou 4% lui semblait “raisonnable” pour l’année 2011.

“Nous voyons que l’économie est en train de se renforcer”, a déclaré M. Bernanke, à l’occasion d’un forum sur les petites entreprises à Fairfax, dans la banlieue de Washington. “Une croisance de 3 ou 4% semble raisonnable” pour 2011, a-t-il estimé. Dans ses dernières prévisions datant du début du mois de novembre, la Fed a indiqué qu’elle tablait sur une croissance du PIB américain comprise entre 3% et 3,6% sur un an pour le quatrième trimestre de 2011.

M. Bernanke avait indiqué la semaine dernière tabler sur une légère accélération de la reprise en 2011, avertissant néanmoins que cette amélioration serait, selon toute vraisemblance, insuffisante pour faire baisser de manière acceptable le taux de chômage, qui, à 9,4% en décembre, reste très élevé pour le pays. Il a donné jeudi une appréciation plutôt rassurante du niveau des prix. “Je pense que le risque de déflation a considérablement baissé” par rapport à ce qu’il était quelques mois plus tôt, a-t-il dit.

La menace d’une spirale baissière des prix a été l’une des raisons ayant poussé la Fed a accroître son aide à l’économie américaine, d’abord en août, puis en novembre, par le biais de nouveaux rachats de titres du Trésor, afin de soutenir la reprise et le niveau des prix. Au vu des dernières déclarations des dirigeants de la Fed, la politique ultra-accommodante de la banque centrale ne devrait pas être modifiée à la prochaine réunion de son Comité de politique monétaire prévue pour les 25 et 26 janvier.

Répondant à des critiques selon lesquelles la politique de la Fed profiterait surtout aux marchés boursiers et aux grands groupes, M. Bernanke a estimé que d’une manière générale, la banque centrale cherchait à renforcer l’économie. “Notre politique a contribué à renforcer le marché de l’emploi”, a-t-il dit. “Une économie plus forte aide les petites entreprises”, a-t-il ajouté, jugeant encourageant que celles-ci “répondent à une augmentation […] des occasions” d’affaires.

Sur la question du durcissement de la régulation bancaire qu’impose la loi de réforme de Wall Street promulguée en juillet, M. Bernanke a indiqué que la Fed faisait “tout son possible pour réduire” le poids de la régulation sur les petites banques. Celles-ci sont le principal soutien financier aux PME, censées être le moteur des créations d’emploi du pays.

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