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La Banque de France prévoit 2 500 suppressions de postes d’ici 2020

La Banque de France prévoit de supprimer 2 500 postes nets d’ici 2020 dans le cadre d’un plan stratégique destiné à gérer environ 5 000 départs naturels à la retraite et à adapter l’institution à ses missions, a indiqué mardi l’établissement.

Le plan inclut 2 500 recrutements sur la période, avec une forte proportion de cadres, a-t-on appris de même source. L’information a été communiquée aux instances représentatives du personnel (IRP) lors d’un comité central d’établissement (CCE), début décembre. “Pendant six mois, nous allons travailler pour présenter une évolution de la structure de la banque d’ici 2020. A la fin du premier semestre 2012, il y aura communication d’un projet qui donnera lieu à discussion avec les IRP”, a expliqué le directeur général des ressources humaines de la Banque, Frédéric Peyret.

Concrètement, les effectifs, qui se montaient à 13 009 équivalents temps plein (ETP) fin 2010, passeront à environ 10 500 en 2020. “Le gouverneur (Christian Noyer) a considéré que, comme dans la fonction publique, seul un départ sur deux serait renouvelé”, a-t-il précisé. “Ce qui marque la rupture, c’est que jusqu’à présent les rythmes de départ étaient plus modestes, mais nous avons devant nous un choc démographique qu’il faut transformer en opportunité”, a fait valoir Peyret.

L’établissement va devoir gérer une vague de départs massifs à la retraite, qui atteindront 700 par an à la fin de la décennie. Ce mouvement “va nous permettre d’accélérer une réforme qui a déjà été entamée il y a quelques années avec une politique d’investissements qui se traduit par une réduction des besoins en personnel”, a exposé le directeur général des ressources humaines.

Les effectifs de la Banque de France ont déjà été réduits d’un peu plus de 2 000 personnes sur les dix dernières années, également par le biais du non renouvellement de départs en retraite. “Il y a 30 ou 35 ans (moment de l’embauche des personnels qui partiront à la retraite d’ici 2020), la nature des métiers était très différente, avec beaucoup d’activités de gestion de flux, qui ont disparu aujourd’hui. Les fonctions support nécessitent moins de personnel. Il y a une réorientation vers d’autres profils”, détaille Peyret.

“On nous a annoncé 2 500 suppressions d’emploi, mais pour nous, c’est a minima. Par déduction, cela va entraîner des fermetures de caisses, d’unités et d’implantations”, a affirmé Chrystian Fraignaud, secrétaire général du syndicat FO à la Banque de France. Concernant les succursales, “le gouverneur a confirmé la logique d’implantation départementale”, a précisé Frédéric Peyret, indiquant qu’il existait aujourd’hui une trentaine d’implantations non départementales.

“Nous sommes sur le pied de guerre à la suite de cette annonce. Nous ne sommes même pas sûrs que cela sera des statutaires qui seront embauchés sur ces postes”, a dit à l’AFP un responsable syndical CGT de la Banque de France.

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