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La bibliothèque numérique mondiale : des pépites en accès libre sur internet

 

Initiée par la Bibliothèque du Congrès américain, appuyée par l’Unesco et une trentaine d’institutions partenaires, la BNM (World digital library) vise à créer une anthologie des grands documents des différentes cultures mondiales.

Avec le lancement de la Bibliothèque numérique mondiale, les internautes ont désormais accès gratuitement à des pépites, comme le manuscrit de la “Bible du diable” datant du 13è siècle, une édition très ancienne du roman japonais Le Dit du Genji ou encore La Marseillaise chantée en 1898.

Le coup d’envoi de la Bibliothèque numérique mondiale (BNM) a été officiellement donné mardi au siège de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) à Paris. Il s’agit d’un site internet gratuit, www.wdl.org, qui propose une sélection de documents issus des grandes bibliothèques de différents pays du monde.

La BNM offre des fonctions de recherche et de navigation en sept langues – anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe – et propose des contenus dans plus de 40 langues.

Les documents sont classés par régions du monde mais aussi par périodes, par thèmes ou par type d’éléments (manuscrits, livres, revues, cartes, films, gravures, photos, enregistrements sonores). La navigation est simple et claire.

Le site de la BNM est hébergé par la Bibliothèque du Congrès américain, qui en assure la maintenance.

Ce projet n’entre pas “en compétition” avec les autres projets qui existent déjà, comme la bibliothèque en ligne européenne Europeana ou Google Book Search, a assuré à l’AFP James H. Billington, directeur de la Bibliothèque du Congrès, à l’occasion du lancement du site. La BNM entend fournir des documents fondamentaux aux éducateurs, aux élèves et au grand public dans le monde entier et notamment dans les pays en développement.

Pour l’instant, le site présente 1.250 documents environ.

Cela “reste petit mais ce sont des pièces de très grande qualité”, assorties de commentaires accessibles à un large public, a souligné M. Billington, ancien professeur d’histoire à l’Université de Harvard qui a proposé ce projet en 2005 à l’Unesco.

Cet homme de près de 80 ans préoccupé par l’accès à la culture des générations futures partout dans le monde, pense que l’offre du site est amenée à “grandir rapidement”.

Les documents sont proposés par les diverses bibliothèques nationales (Chine, France, Russie, Irak notamment) et institutions culturelles ou éducatives partenaires du projet. Un groupe de travail se charge de faire ensuite une sélection pour confectionner une sorte de “mémoire du monde”.

“C’est un projet très sélectif dans le nombre de documents présentés”, a commenté le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF) Bruno Racine qui assistait au lancement du site. “Il est en cela très différent de la bibliothèque Europeana lancée en novembre 2008 qui vise à rassembler le maximum de documents du patrimoine européen”, a souligné M. Racine.

Google Book Search, la bibliothèque numérique du moteur de recherche américain, mise elle aussi sur la quantité mais elle se concentre sur les livres.

Le coût du projet n’a pas été indiqué. Il est essentiellement assumé par la Bibliothèque du Congrès et des partenaires privés.

Interrogé sur un éventuel risque d'”américanisation” de la BNM, Bruno Racine a rejeté cette idée, faisant valoir que “la Bibliothèque du Congrès est la plus grande du monde et la plus universelle qui soit”.

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