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La côte Est des Etats-Unis se prépare à l’arrivée de l’ouragan Irène

Des millions de personnes se préparaient vendredi sur la côte Est des Etats-Unis, notamment à New York, à l’arrivée de l’ouragan Irène, qui se dirigeait vers les côtes américaines après avoir fait cinq morts dans les Caraïbes.

Par anticipation, les autorités des Etats depuis la Caroline du Nord jusqu’à celui de New York ont décrété l’état d’urgence, et des dizaines de milliers de personnes ont reçu l’ordre de s’éloigner des côtes.

“Il faut que les gens comprennent qu’il n’y a plus beaucoup de temps et qu’il faut être prêts”, a mis en garde le chef de l’agence fédérale des situations d’urgence, Craig Fugate, alors que quelque 65 millions de personnes vivent dans les zones menacées par le passage de l’ouragan.

Vendredi, l’oeil du cyclone se trouvait au large de la Floride, à quelque 740 kilomètres du cap Hatteras et progressait à la vitesse de 22 km/h vers le nord, selon le dernier bulletin du Centre américain des ouragans (NHC) de Miami. Il a été rétrogradé en catégorie 2 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq, avec des vents de 175 km/h, mais le NHC de Miami prévoit un nouveau renforcement d’ici à samedi.

Cette trajectoire l’ammène tout droit vers la côte Est des Etats-Unis, que l’ouragan, de niveau 3 sur une échelle qui en compte 5, devrait frapper samedi matin, avant de remonter la côte en direction de New York où “une tempête extrêmement dangereuse” selon les services météorologiques américains, pourrait provoquer une montée des eaux entre 3 à 4 mètres.

L’inauguration du Mémorial Martin Luther King, qui devait avoir lieu dimanche à Washington, a d’ores et déjà été repoussée à l’automne, en raison de l’ouragan qui menace. Quelque 250 000 personnes étaient attendues et le président Barack Obama devait s’exprimer à l’occasion de cette cérémonie.

Si les Caraïbes sont habituées à la violence de ces phénomènes, le nord-est des Etats-Unis échappe habituellement à ces dépressions. Gloria, en 1985, est le dernier ouragan à avoir touché New York. La ville a en outre été secouée cette semaine par un tremblement de terre tout à fait inhabituel.

Le maire de la ville a ordonné jeudi soir l’évacuation de plusieurs hôpitaux et maisons de retraite et invité les New Yorkais à stocker des produits de première nécessité, dans la perspective de l’ouragan qui pourrait frapper la ville dimanche.

Précisant qu’Irène pourrait être “très dangereuse”, le maire Michael Bloomberg n’a pas exclu l’évacuation de certaines zones côtières vulnérables à Brooklyn, dans le Queens, à Staten Island et dans le sud de Manhattan. Cela pourrait concerner quelque 200 000 personnes. Une décision devait être prise samedi matin, a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, l’édile avait exclu que les célèbres gratte-ciel de la “Grosse pomme” puissent être menacés: “Les grands immeubles sont conçus pour supporter des vents très violents”, a-t-il ajouté, prévoyant plutôt d’éventuels dégâts dans les vieux bâtiments de quelques étages.

Le réseau ferroviaire Amtrack a suspendu toutes ses lignes au sud de Washington et les autorités fédérales ont fait des stocks de millions de repas et de litres d’eau pour les personnes évacuées.

L’armée a fait savoir que 98.000 membres de la Garde nationale étaient prêts à intervenir et la Marine a entrepris d’envoyer en mer tous ses navires amarrés dans le port de Hampton Roads (Virginie).

“Nos bateaux supportent mieux les tempêtes de cette intensité quand ils naviguent”, a expliqué le commandant de la IIe flotte, le vice-amiral Daniel Holloway. “Que les navires soient en mer permet aussi de les rendre disponibles en cas de besoin”.

Sur le littoral de Caroline du Nord, dans les Outer Banks, une bande de sable de plus de 150 km de long, les autorités ont commencé mercredi à évacuer les vacanciers.

“Cela pourrait être un très gros ouragan, donc nous prenons ça très au sérieux”, a expliqué le gouverneur de Caroline du Nord, Mme Bev Perdue.

Jusqu’à présent, Irène a fait au moins cinq morts, en Haïti, en République dominicaine et dans le territoire américain de Porto Rico, où les dégâts se montent à plus de 500 millions de dollars, selon le gouverneur Luis Fortuno.

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