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La diplomatie américaine contre le terrorisme nucléaire

Les États-Unis ont publié mardi leur nouvelle doctrine nucléaire, qui se concentre sur la lutte contre le terrorisme nucléaire, une menace « bien réelle », selon Hillary Clinton. Washington s’appuie pour cela sur une coopération internationale renforcée.

« La menace du terrorisme nucléaire est hélas ! bien réelle. On voit sans cesse des réseaux terroristes essayer d’avoir accès à des matériaux nucléaires (…) partout dans le monde », a déclaré Mme Clinton à des diplomates de nombreux pays, réunis au département d’État.

Malgré les différends internationaux, a ajouté la secrétaire d’État, « toutes les autorités, dans tous les pays, doivent se dresser contre la menace du terrorisme nucléaire, fomenté par des réseaux extrémistes qui ne se soucient pas de la vie ».

L’objectif du président Barack Obama au cours de ce sommet est de « sécuriser tous les matériaux nucléaires dans le monde en quatre ans », a annoncé la Maison Blanche.

Le terrorisme nucléaire représente « le plus grand danger et le plus immédiat », alors qu’« Al-Qaida et ses alliés extrémistes cherchent à se procurer des armes atomiques, » affirment les États-Unis dans leur rapport sur la nouvelle doctrine nucléaire publié mardi.

Washington confirme ainsi sa volonté de collaborer avec les autres États, dotés ou non de l’arme nucléaire. Après avoir annoncé fin mars un nouvel accord avec la Russie sur le nucléaire, Barack Obama rencontrera Dimitri Medvedev jeudi à Prague pour signer le traité. Le président américain accueillera également à Washington une quarantaine de chefs d’État à l’occasion d’un sommet sur la sécurité nucléaire les 12 et 13 avril.

Mais si les États-Unis veulent améliorer la collaboration internationale sur ce sujet, ils se réservent la possibilité de lutter plus sévèrement contre les États qui voudraient acquérir l’arme atomique.

« Le message adressé à l’Iran et la Corée du Nord est le suivant : si vous décidez de respecter les règles du jeu, si vous rejoignez la communauté internationale, nous respecterons certaines obligations à votre égard », a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates lors d’une conférence de presse mardi.

« Mais si vous ne respectez pas les règles, si vous proliférez, alors toutes les options sont sur la table », a-t-il dit.

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