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La droite populaire flirte avec le FN

Le député de la Droite populaire, l’aile droite de l’UMP, Philippe Meunier a estimé mardi que l’UMP doit tirer les conséquences des législatives, “notamment en terme d’alliances” avec le FN, précisant ensuite qu’il y était opposé.

“La cohésion nationale du pays est mise à mal par une mondialisation totalement débridée qui ne sert que les intérêts d’une minorité et de plus en plus de départements sont frappés par une immigration qui prend l’allure d’une colonisation”, affirme le député dans son communiqué. Selon lui, “les députés de la Droite populaire ont sans cesse rappelé, lors du précédent mandat, la nécessité de répondre à cet appel du peuple”, mais “l’égoïsme des uns et des autres n’a pas permis de dégager une volonté assez forte pour répondre à cette attente”.

“Pris en tenaille entre la lâcheté des partisans du statu quo et un FN qui s’engouffre dans la faille, l’échec de la droite et du centre était alors inévitable”, selon M. Meunier, facilement réélu dimanche dans la 13e circonscription du Rhône, avec 59,5% contre un candidat PS. “Obligation est faite à tous les élus et les adhérents de l’UMP de faire face à leur responsabilité pour en tirer toutes les conséquences notamment en terme d’alliances. Ne pas trancher serait suicidaire”, conclut M. Meunier.

Le député a expliqué à l’AFP qu’il ne voulait “pas d’alliance avec le FN”, mais qu’il fallait “pouvoir expliquer pourquoi”. “Et tant qu’on a pas redéfini notre corpus à l’UMP, on ne peut pas expliquer pourquoi on accepte et pourquoi on refuse des alliances”, a-t-il ajouté. “Nous n’avons pas le même ADN” que le FN, a-t-il dit. “Le FN n’a pas opéré de rupture avec ces membres fondateurs, ni avec son idéologie fondatrice”, a-t-il ajouté, citant notamment “la préférence nationale”. “Donc aujourd’hui les conditions ne sont pas remplies”, a-t-il poursuivi. “Ce n’est pas à moi de me mettre en conformité avec la République, c’est au Front de le faire”, a-t-il insisté.

Pendant la campagne des législatives, un autre député de la Droite populaire, Jean-Paul Garraud (Gironde), s’était interrogé sur la pertinence du maintien d’un “cordon sanitaire” entre UMP et FN, mais il a été battu dimanche au second tour. Une vingtaine des 43 députés UMP de la Droite populaire ont été battus aux élections législatives.

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