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La famille Olivier, pour l’amour de la balle jaune

Amoureux du tennis depuis toujours, François Olivier et sa petite famille  parcourent le monde afin de vivre intensément leur passion. Spectateurs à l’US Open pour la vingtième fois d’affilée, ces Français originaires de Béziers connaissent les courts de Flushing Meadows sur le bout des doigts. France-Amérique les a rencontrés dans les allées du plus célèbre tournoi de tennis des Etats-Unis.

“Pour rejoindre plus rapidement le court numéro 16, coupez derrière le court  numéro 8 et vous éviterez ainsi la foule”, indique François Olivier à quelques 
touristes français visiblement perdus dans le plus grand domaine de tennis au  monde. Cet entrepreneur de 48 ans, toujours accompagné de sa femme  Francesca, et de ses fils Yannick (10 ans) et Arthur (15 ans), fait partie des rares  à toujours retrouver son chemin dans les longues allées du Billie Jean King  National Tennis Center qui accueille l’US Open chaque fin d’été. Et pour cause, il  assiste à son vingt-septième tournoi et le site n’a plus aucun secret pour lui. “Le  lieu a beaucoup changé depuis ma première venue en 1977, mais je pourrais  aisément m’y promener les yeux fermés. C’est pour ainsi dire mon deuxième 
jardin”, se targue-t-il.

Amateur de tennis depuis sa plus tendre enfance, il  a “assisté à [sa] première rencontre à Rolland Garros à l’âge de 4 ans”, le  Biterrois et son clan font du rendez-vous new-yorkais un événement  incontournable de leur été. “Je ne peux pas imaginer des vacances sans assister  à l’US Open”, confesse son épouse, ancienne joueuse semi-professionnelle et  aujourd’hui consultante pour une marque de…raquettes de tennis. Les enfants,  toujours aussi ébahis malgré leur cinquième US Open, profitent de chaque séjour  dans la  Grosse Pomme tout autant que leurs parents “même s’il faut rater la rentrée des classes de temps en temps”, sourit timidement le cadet.

Durant la  quinzaine de  Flushing Meadows, le clan Olivier assiste en moyenne à une  quarantaine de rencontres, que ce soit en simple, en double ou en compétition de  jeunes. “On essaie de principalement suivre les joueurs français, même les  moins connus comme Guillaume Rufin. Pour ses débuts dans le tournoi, nous  n’étions qu’une dizaine de spectateurs dans les tribunes du court numéro 15 !”, confie le père.

La vie autour du tennis

L’étape new-yorkaise n’est pas le seul point d’orgue du calendrier de cette  famille pas comme les autres. Au-delà de l’US Open, les Olivier se déplacent également à Wimbledon, à Melbourne et à Paris afin d’assister aux autres  tournois du Grand Chelem. L’année et les vacances sont donc rythmées par les  voyages et la balle jaune. “Nous avons commencé à prendre cette habitude  dès l’année de notre mariage, en 1990. Certains nous prennent pour des fous,  mais nous ne sommes pas prêts d’arrêter”, explique Francesca qui évoque  déjà les préparatifs pour le prochain Open d’Australie qui aura lieu en janvier  2014. “Tous ces voyages ont un coût élevé, c’est certain, mais nous avons la chance d’avoir des revenus qui nous permettent d’assouvir notre passion”,  souligne François, patron d’une entreprise d’import-export de vins et liquoreux.

En effet, chaque séjour à New York coûte à la famille environ 12 000 euros, et  les dépenses totales liées au tennis représentent annuellement quelque 35 000 
euros. “Les voyages les plus onéreux restent Londres et Melbourne où les hôtels  sont hors de prix durant la quinzaine du tournoi”, déplore le chef de famille.  À quelques jours de la fin de l’édition 2013 de l’US Open, l’excitation au sein de la famille Olivier est à son comble. Même si les joueurs français, excepté Richard  Gasquet, n’auront une nouvelle fois pas vraiment brillé, le tournoi comporte  son lot de surprises et presque toutes les têtes de série sont encore en lice pour  tenter de détrôner l’Écossais Andy Murray.

“Contrairement à la grande majorité  des joueurs français, ma famille et moi-même sommes toujours présents lors  de la seconde semaine des tournois du Grand Chelem”, plaisante François, qui  prédit le sacre de l’Espagnol Rafael Nadal. “C’est une machine, il détruit tous ses  adversaires avec son jeu de fond de court”, analyse-t-il. Le rendez-vous est pris  pour lundi soir, au court Arthur Ashe. “Ce court, on ne peut pas le rater ! C’est le  grand carré métallique au centre du site”, conclut François.

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