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La Fayette et Rochambeau fêtés en France

Les deux héros de la révolution américaine n’ont pas été oubliés en 2007.

Rochambeau tout d’abord, dont on fêtait le bicentenaire de la mort, était à l’honneur dans un colloque international organisé par Me Philippe Rouillac, président de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, qui a réuni une douzaine de conférenciers. Le prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, y a évoqué la politique extérieure de Louis XVI, sans doute la plus importante contribution de son règne: “Assurer la paix en résistant à toutes les ambitions impériales ou nationales mettant en péril les équilibres internationaux fut l’axe de sa politique extérieure” a-t-il expliqué. “Si ce jeune Roi – il venait d’accéder au pouvoir à 20 ans – avait une passion, elle était moins continentale que maritime. Le grand secret de sa lutte victorieuse contre l’Angleterre est peut-être à chercher là : plus que la revanche sur le Canada perdu, plus que nos libertés commerciales, ce qu’il voulait c’est que la France, à la veille du nouveau siècle, affirmât sa présence dans la grande découverte du monde, en garantissant notamment la liberté des mers”, a-t-il poursuivi.

Le château de Rochambeau tout proche a également accueilli une très belle exposition rassemblant peintures, gravures, documents inédits, cartes correspondances, livres et objets divers, rassemblés par Michaël Fauvinet. Le clou du colloque étant sans conteste l’apparition du maréchal grandeur nature en chocolat lors du dîner de clôture. Parallèlement, le Festival Rochambeau a offert à Paris à la vallée du Loir des spectacles, balades en attelage et une foire 18e avec des Fifres et Tambours de Yorktown. Les lycéens ont participé un concours d’exposés sur la Révolution Américaine, une initiative qui se poursuivra l’an prochain.

Pour fêter le 250e anniversaire de la naissance de La Fayette, Actu-Presse.com, dont la présidente Sabine Renault-Sablonière est une descendante du célèbre général, en partenariat avec la French-American Foundation, avait organisé plusieurs rencontres au Château de Vincennes, à l’ambassade des États-Unis, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris et au Sénat, sur le thème: “Modernité transatlantique : en quoi sommes-nous les héritiers de La Fayette?” Un débat initié sur cette contradiction: le pont transatlantique dans le domaine des affaires, de la recherche, de l’éducation et de la culture n’a jamais aussi bien fonctionné, cependant la connaissance des États-Unis en France reste caricaturale. L’événement était placé sous le haut patronage de Nicolas Sarkozy, en présence de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, d’Alain Marleix, secrétaire d’état à la Défense et de Craig Stapleton, ambassadeur des États-Unis en France. Présidées par André Kaspi, professeur émérite à la Sorbonne, ces rencontres ont examiné la réalité franco-américaine sous un jour nouveau pour s’interroger sur l’esprit transatlantique au XXIème siècle. Car, héros historique, La Fayette fut aussi acteur économique, comme en atteste cette adresse aux Citoyens de Baltimore en Septembre 1784: “Your love for this country has not terminated with the war. You have laid us under fresh obligations by your successful representation to free trade those shackles that bridge mutual intercourse.”

De nombreuses sociétés françaises et américaines ont discuté à cette occasion de leurs liens économiques. Le monde de l’Université et de la Recherche a été évoqué par Guy Sorman, essayiste et philosophe, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état chargé de la Coopération et de la Francophonie, Tom Bishop, directeur du Centre de Civilisation française à l’Université de New York, Arnold Migus, directeur général du CNRS, et bien d’autres personnalités universitaires, qui ont discuté des réformes initiées par la France et l’Europe pour améliorer les structures d’enseignement et rattraper le modèle américain.

Portrait: Rochambeau, un héros méconnu

Brillant stratège, Rochambeau joua un rôle-clé dans la victoire de Yorktown de 1781 avec une armée de 5 500 hommes et son expertise en matière de sièges militaires. L’amiral de Grasse, avec ses 30 navires et ses 3 000 hommes, y contribua de manière décisive. De son côté La Fayette se passionna le premier pour la cause américaine, il était très proche de Washington qui le considérait comme un fils, et su convaincre Louis XVI et Vergennes d’envoyer du renfort. À son retour en France, il fut fêté à travers le pays. Le savoir-faire, c’est Rochambeau, le “faire savoir” c’est La Fayette …

Né en 1725 à Vendôme, Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, est le fils cadet du marquis de Rochambeau, gouverneur du Vendômois et de Marie Claire Thérèse Bégon (qui donna son nom aux bégonias), gouvernante des enfants de la Maison d’Orléans. De noble lignée militaire originaire de Touraine, la famille est autorisée à ajouter la devise “Vivre en Preux y Mourir” après les Croisades. Il participe à la Guerre de Succession d’Autriche et à la Guerre de Sept Ans avant d’être envoyé en Amérique par Louis XVI. Après la signature du Traité d’Aix-la-Chapelle, il épouse Jeanne Thérèse Tellès d’Acosta, jolie héritière portugaise. Elle lui donne un fils, Donatien Marie Joseph qui suivra son père dans l’aventure américaine comme aide major-général des logis.

À son retour en France, Rochambeau est acclamé à Versailles, mais la Révolution Française se prépare. Il commande quelque temps l’armée du Nord et de l’Alsace, et est nommé Maréchal – le dernier de l’Ancien régime – en 1791. Devant la situation chaotique engendrée par les factions, les ordres contradictoires du gouvernement et la chute de l’autorité royale, il démissionne en 1792. Deux ans plus tard, arrêté par la Terreur, jugé et condamné à mort, il échappe par miracle à la guillotine et retourne à Thoré-la-Rochette où il mourra le 12 mai 1807 à l’âge de 83 ans. Il reçoit le dernier bâton de maréchal de l’Ancien Régime, l’Ordre du Saint-Esprit et la Légion d’honneur.

 

  • Je ne comprends pas comment vous pouvez encore servir de vitrine a une escrocs ??? Cette femme, Marie-Therese Belmont, se fait passer pour journaliste depuis des années et squat et vol les propriétaires. Nous en sommes à 5 propriétaires qui avont eu des ordonnances d’expulsion. Je vous ai avertis, mais vous continuez à publier ses piges ?

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