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La FIAC 2008 ouvre aujourd’hui, optimiste malgré la crise

La 35e édition de la FIAC (Foire Internationale d’Art Contemporain), optimiste en dépit de la crise financière, aujourd’hui jeudi à Paris et jusqu’à dimanche, drainant comme à l’accoutumée des dizaines d’événements, ventes aux enchères, expositions et foires off. Malgré la crise, les galeries américaines sont au rendez-vous.

La manifestation parisienne se divise pour la troisième fois entre le Grand Palais et sa nef où se concentrent les galeries plus prestigieuses et les tentes de la Cour Carrée du Louvre, dévolues à l’art contemporain plus émergent. La foire reçoit 189 galeries – 72 françaises et 117 étrangères – avec un retour remarqué des américaines. Les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Italie prennent la tête des 21 pays représentés, hormis la France. La Slovénie fait son entrée et 42 galeries sont des nouvelles venues, signe d’une sélection accrue.
Sur les stands du Grand Palais, le collectionneur peut trouver Picasso, Picabia, Fontana, Atlan, Louise Bourgeois, Joan Mitchell, Jean-Michel Basquiat, Kirchner, Buren, Calder, etc. Dans la Cour Carrée, Eric Baudart, Didier Marcel, Pierre Bismuth, Daniel Firman, Stephan Thidet, Tania Mouraud. Le tout pour des centaines voire des millions d’euros, que débourseront – ou non – les collectionneurs.

“Entre nous, la crise, on ne parle que de cela”, dit un galeriste parisien spécialisé dans le très contemporain.”L’offre est là, la demande est là. Comment va se passer la rencontre? Je ne sais pas, mais les protagonistes sont là”, affirme de son côté le commissaire général de la FIAC Martin Bethenod. “Les collectionneurs n’achètent pas une oeuvre d’art comme on achète des actions, simplement pour la valeur qu’elle est susceptible de prendre”, dit-il.

Au Grand Palais, les galeristes sont attentifs mais optimistes. John Cheim (Cheim and Read, New York), vend un Joan Mitchell pour 4,5 million d’euros. “Elle continuera à monter, parce que c’est une grande artiste”, dit-il. “Les véritables collectionneurs sont toujours très actifs”, assure Angela Westwater (Sperone Westwater, New York) qui propose une vidéo de Bruce Nauman à 500.000 euros. “Ils prennent peut-être plus de temps”, concède-t-elle. “Ceux qui ont de très belles pièces à des prix raisonnables n’auront pas de difficultés, ceux de l’entre-deux seront touchés”, résume Marwan Hoss (Paris).
Les spécialistes du jeune art contemporain attendent. “Cela dépend du collectionneur”, dit un galeriste. A Londres, ce sont les “golden boys” qui ont acheté et n’ont plus d’argent. En Italie, ce sont les professions libérales qui en ont toujours. La France “est entre les deux, on va bien voir”, dit-il.

Pour ne pas passer à côté du public, la FIAC offre à la contemplation des Parisiens 17 sculptures monumentales installées au jardin des Tuileries.
Comme chaque année, le prix Marcel-Duchamp, qui récompense un artiste contemporain, sera proclamé à la FIAC où l’Etat et le CNAP (Centre national des arts plastiques) achèteront des oeuvres pour les collections nationales. En marge, trois foires off – Show Off, Slick, Art Elysées – jouxtent les pavillons officiels, Artistbook propose des livres d’artistes au Centre Pompidou et enchères ou expositions diverses s’organisent à travers Paris.

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