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La France à Hollywood : nous n’avons pas que la Tour Eiffel

La France a (encore) mieux que la Tour Eiffel et la Côte d’Azur à offrir aux tournages hollywoodiens et pour le prouver, invite une dizaine de scénaristes américains renommés à nourrir leur imaginaire en visitant ses provinces.

Pendant une semaine, à partir du 19 septembre, les créateurs de “Pirate des Caraïbes” (Stuart Beattie), “The Game (John Brancato), du “Che” 1 et 2 (Peter Buchman), “Terminator” (Michael Ferris) ou “Valentine’s Day” (Katherine Fugate) vont découvrir les charmes de la Lorraine et des Pays de Loire, nouvelles frontières possibles du blockbuster.

C’est la troisième fois que Film France, l’agence chargée de la promotion de la France auprès des cinéastes, locaux et étrangers, organise ce “voyage d’inspiration pour scénaristes américains” : la première édition, en 2008, les avait conduits à Paris et Marseille, la deuxième, l’an passé, en Polynésie française. “Plus il y a aura de scripts en circulation à Hollywood avec la France dans le scénario, plus il y a aura de chances de tournages chez nous”, juge Patrick Lamassoure, délégué général de Film France, qui rappelle qu’un gros tournage américain, c’est 250.000 euros de dépenses par jour; une semaine : 1,5 à 2 millions, dont la moitié d’emplois. Le crédit d’impôt aux tournages, adopté fin 2008, a déjà contribué à ramener dans l’hexagone Woody Allen, Martin Scorcese ou Clint Eastwood.

L’objectif, souligne le délégué-adjoint Franck Priot, c’est de pêcher les gros : “Tout le monde à Los Angeles écrit un scénario : la difficulté c’est qu’il soit lu et produit. Ceux qui viennent ici ont tous déjà fait un film qui a rapporté 150 à 200 M USD. Or ces gens là ont plein de possibilités, il faut donc les exciter et que ce qu’on leur propose corresponde à leurs besoins”. Une fois leur personnage principal débarqué à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, il faut le nourrir de rencontres inédites : la première délégation avait passé une journée avec un chef étoilé au Michelin, visité le grand marché de Rungis et rencontré un ex-grand patron de la police française. “Cette fois, on va les amener voir une vraie princesse dans son château des bords de Loire, qui leur parlera de ce que c’est de posséder et d’entretenir un tel bâtiment en 2010, on fera une journée de vendanges et on se rendra dans les grands chantiers navals de Saint-Nazaire”, se réjouit Priot.

“Il faut nourrir leur imaginaire. Et leur suggérer des situations et des paysages qui relient le spectateur à la France où qu’il soit dans le monde, pas seulement aux Etats-Unis mais aussi au Guatemala ou en Inde : car ce sont des films qui seront vus par des dizaines de millions de spectateurs”. Pour mesurer les retombées de cette initiative – financée par le Centre national du cinéma (CNC, qui gère l’argent public destiné au cinéma), d’un montant estimé à 100.000 euros minimum couverts aux deux-tiers par des partenaires – Film France se donne encore 3 ans, indique son président, le producteur Nicolas Traube.

Un délai nécessaire compte-tenu du temps de gestation d’un projet hollywoodien. Cependant, confie Franck Priot, circule actuellement un scénario dont l’action se situe à Marseille : “C’est encore trop tôt pour dévoiler le nom du projet, mais il est clairement nourri par l’ambiance de Marseille”, visitée par les scénariste il y a deux ans…

 

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