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La France et les USA s’unissent contre la pornographie infantile du Web

France, Etats-Unis, même combat contre la pédopornographie. Le procureur général de New York Andrew Cuomo, ainsi que le ministre de l’Intérieur français Michèle Alliot-Marie, ont annoncé mardi dernier le blocage par les fournisseurs d’accès à Internet des sites diffusant des images de pornographie infantile. Un verrou supplémentaire pour "mieux sécuriser" les internautes.

Aux Etats-Unis, un accord a été passé entre l’État de New York et trois des cinq principaux fournisseurs d’accès à l’Internet américains, Verizon, Time Warner Cable et Sprint. Pour la première fois, ces fournisseurs d’accès ont accepté de censurer des groupes de discussion et de supprimer l’accès à des sites qui hébergent des images pornographiques incluant des enfants. "L’omniprésence de la pornographie infantile sur internet est horrible, et il fallait l’arrêter", a déclaré Andrew Cuomo. "Nous nous attaquons à ce problème en travaillant avec les fournisseurs d’accès pour nous assurer qu’ils ne tolèrent pas ce commerce immoral".

Les fournisseurs d’accès avaient jusqu’à présent refusé de contrôler le contenu des communications électroniques entre utilisateurs, mais ils ont finalement accepté de bloquer ces contenus, selon M. Cuomo.

En France, le gouvernement et tous les fournisseurs d’accès à Internet français ont conclu un accord similaire, de manière à bloquer des sites à caractère dangereux, comme ceux diffusant de la pornographie infantile, des discours incitant à la haine raciale. « L’accès aux sites de pornographie infantile sera bloqué en France », a déclaré Michèle Alliot-Marie. « D’autres démocraties ont déjà pris cette décision. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps ».

Il est prévu que cette décision rentre en application en septembre, lorsque les fournisseurs d’accès auront été capables de lister les sites inappropriés. Le gouvernement français décidera ensuite de fermer le site et de l’inscrire sur une liste noire des fournisseurs d’accès.

Mais les fournisseurs ont avoué qu’ils ne peuvent éliminer complètement l’accès à des groupes diffusant des images de pornographie infantile. Selon Le New York Time, l’un des principaux obstacles est que certains internautes payent des abonnements qui permettent l’accès à des groupes de discussions privés, et d’échapper au contrôle des fournisseurs d’accès.

Cet accord est très encourageant pour l’avenir. « Monsieur Cuomo cherche à se démarquer de la traditionnelle stratégie qui consiste à traquer ceux qui produisent la pornographie infantile ainsi que leurs clients », explique Le New York Times. Selon le bureau du procureur de New York, cette méthode précédemment utilisée a des limites. En effet, la plupart de la demande américaine en ce domaine est alimentée par la pornographie infantile produite à l’étranger, essentiellement en Europe de l’Est.

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