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La France organisera l’Euro 2016

La France a obtenu l’organisation de l’Euro-2016 de football, le premier à 24 équipes, devançant de justesse la Turquie et l’Italie lors du vote du comité exécutif de l’UEFA, vendredi à Genève. Cette compétition va notamment permettre de renouveler le parc des stades français.

En obtenant 7 voix (sur 13) au deuxième tour de scrutin, la France a devancé la Turquie d’un vote (6 voix), sous les yeux du président Nicolas Sarkozy, venu soutenir la candidature de son pays (« l’État français est là », a-t-il dit).

Le président turc, Abdullah Gül, était aussi venu défendre la candidature de son pays, alors que l’Italie, troisième candidat, avait envoyé son sous-secrétaire d’État aux Sports, Rocco Crimi.

L’Italie avait été éliminée après le premier tour, à l’issue des présentations d’une demi-heure de chaque dossier devant les 13 membres votants du comité exécutif. Le président français de l’UEFA, Michel Platini, le Turc Senes Erzik (vice-président) et l’Italien Giancarlo Abete n’ont pas pris part au vote.

Au premier tour, la France avait obtenu 43 points sur le barème de l’UEFA, la Turquie 38 points, et l’Italie 23 points.

« J’ai une pensée pour nos amis de la Turquie et de l’Italie, a déclaré Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération française, je me mets à leur place, j’imagine leur déception et leur frustration après des mois et des mois de travail… Bonne chance au foot italien et au foot turc. L’émotion m’envahit de penser qu’en 2016, la France accueillera l’Europe du foot. Les membres du comité exécutif ont apprécié nos efforts, nous ont fait confiance. Ce qui compte c’est d’avoir la confiance de l’UEFA. Cette confiance ne sera pas trahie. C’est une belle journée pour nous ! »

La victoire du dossier français, qui avait été, comme celui de la Turquie, mieux noté que celui de l’Italie par la commission technique, est aussi un succès pour Michel Platini, à un an d’une probable réélection à la tête du gouvernement du football européen.

L’ancien numéro 10 de l’équipe de France, vainqueur de l’Euro 1984 à Paris, avait proclamé sa neutralité, mais savait que la Fédération française (FFF) et la Ligue de football professionnel (LFP) comptaient sur l’Euro 2016 pour favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’enceintes sportives, à l’image des arenas construites ou rénovées pour le Mondial 2006 en Allemagne.

Le dossier de candidature français s’appuyait sur un parc de 12 stades, dont 3 seront désignés comme stades de réserve d’ici le 28 mai 2011. Il s’agit du Parc des Princes et du Stade de France à Paris, et des stades de Lens, Lille, Bordeaux, Nice, Toulouse, Marseille, Lyon, Strasbourg, Saint-Étienne et Nancy.

Michel Platini a parlé de « grand soulagement pour le foot français qui en avait besoin, pour refaire ses stades ». Le président français de l’UEFA a assuré n’avoir « pas de sentiment particulier, comme mon ami Senes Erzik (vice-président turc de l’UEFA), on ne sait pas si on doit parler, si on doit travailler… »

Le président Nicolas Sarkozy s’est dit au nom de la France « très heureux, très honoré » de l’attribution de l’organisation du championnat d’Europe de football de 2016. « Je voudrais féliciter toutes les équipes de la Fédération, de la Ligue, je voudrais remercier tous les joueurs de football, Willy Sagnol, Zinedine Zidane, Djorkaeff, Karembeu, je voudrais remercier (les ministres) Roselyne Bachelot, Rama Yade et vous dire combien nous sommes contents pour ce choix, pour tous les supporteurs français, pour tous les passionnés de football », a déclaré le président de la République.

« On va faire nos meilleurs efforts pour que les 24 nations soient reçues merveilleusement en France, on va se mettre au travail pour les stades, les rénovations de stades et les constructions de stades », a assuré le chef de l’État, se disant aussi « désolé » de l’échec des dossiers concurrents de « nos amis » de Turquie et d’Italie.

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