Subscribe

La « gratuité » maintenue pour les lycées français mais toujours pas étendue

Deux parlementaires recommandent de limiter pour l’instant aux seules classes du lycée la gratuité des frais de scolarité des enfants français à l’étranger, une promesse controversée et coûteuse de Nicolas Sarkozy, dans un rapport remis mercredi au chef de l’Etat.

Dans ce texte, la députée de l’Essonne Geneviève Colot et la sénatrice des Bouches-du-Rhône Sophie Joissains estiment que “les tensions budgétaires importantes” suscitées par la crise nécessitent de “limiter temporairement aux classes de lycée” (seconde, première, terminale) la prise en charge de ces frais dans les lycées français.
De même, les deux élues UMP suggèrent pour les mêmes raisons d’austérité de “cristalliser” le montant de l’enveloppe budgétaire attribuée à cette prise en charge “au niveau des frais d’écolage 2007-2008”. “Cette pause ne doit pas signifier la fin d’une mesure très attendue par les Français de l’étranger”, concluent-elles.
Promesse électorale du candidat Nicolas Sarkozy en 2007, la gratuité des frais de scolarité pour les jeunes Français fréquentant les lycées français de l’étranger a suscité de nombreuses critiques. Certains, auxquels s’était joint en 2008 le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, ont dénoncé un “cadeau” très coûteux aux familles les plus favorisées ou aux grandes entreprises qui avaient l’habitude de prendre en charge la scolarité des enfants de leurs expatriés.
Citant une simulation de l’Agence française de l’enseignement à l’étranger (AEFE), le Canard Enchaîné avait évalué à l’horizon 2020 à 713 millions d’euros par an le coût de cette mesure étendue du lycée au cours préparatoire.
Dans leur rapport, Mmes Colot et Joissains écartent ce chiffre, le ramenant à une fourchette de 360 à 450 millions d’euros par an sur la foi des calculs de l’inspection générale des finances.
Elles démentent également que la prise en charge des frais des élèves français ait rejeté les élèves étrangers des lycées français et ajoutent que le “désengagement des entreprises” redouté “ne s’est pas vérifié”.
Dans un communiqué, l’Elysée a salué le “bilan très positif” de la mesure dressée par les parlementaires et a salué la “pertinence” de leurs propositions.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related