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La joueuse d’échecs Albane Branlant avance ses pions à New York

Albane Branlant, lycéenne française passionnée d’échecs, est à New York pour trois semaines, à la rencontre d’une association qui promeut ce jeu dans les écoles de la ville.

Du fait des comédies américaines, les joueurs d’échecs sont souvent associés à des garçons ringards et coupés de toute vie sociale. Albane Branlant est tout le contraire. A 15 ans, la petite Normande est souriante, pleine de confiance et bavarde. En avril, elle s’est classée 18e du championnat de France des jeunes, auquel elle a pu participer après s’être qualifiée au niveau du département (Seinte-Maritime), puis de la région (Haute-Normandie).

Elle est actuellement en visite à New York pour découvrir Chess-in-the-schools. Cette organisation à but non lucratif promeut le jeu d’échecs dans une cinquantaine d’écoles de la ville, principalement dans des milieux défavorisés. “Pendant un semestre, on donne des cours d’échecs à tous les élèves d’un niveau. Ensuite, on propose des séances après les cours pour ceux que ça intéresse. Comme ça tous y ont accès gratuitement”, explique Sarah Pitari-Hugo, la vice-présidente de Chess-in-the-schools, qui héberge Albane chez elle pendant son séjour de trois semaines. Déjà, elles semblent complices. “C’est la première fois que nous accueillons une élève de l’étranger”, précise Sarah Pitori-Hugo, qui parle un peu français. “On aimerait monter un partenariat avec la France. Je verrais très bien Albane en ambassadrice de cet échange”, raconte-t-elle avec un sourire en coin.

Parties en ligne et cours sur Skype

Albane s’en réjouit. Enthousiasmée par sa découverte de la Grosse Pomme, elle a pu participer à deux tournois d’échecs, en plus des visites touristiques de rigueur. “La manière de jouer n’est pas très différente ici”, note Albane. “Mais les Américains ne choisissent pas toujours les mêmes ouvertures, parce qu’ils n’ont pas forcément appris les mêmes que nous en premier.”

Albane travaille sa stratégie depuis quatre ans. Elle a commencé les échecs en classe de 5e, avec le club de son collège. Son professeur de maths, qui menait cette association extrascolaire, l’a rapidement prise sous son aile et c’est d’ailleurs lui qui l’a aidée à organiser sa visite en terre américaine. “Maintenant je le bats souvent”, confie la jeune fille avec satisfaction. Il faut dire qu’elle joue tous les jours, en ligne avec d’autres joueurs partout en France. Et elle prend deux heures de cours par semaine avec un entraîneur qui vit… à Orange, en Provence ! “On fait des sessions sur Skype”, explique Albane, qui pratique aussi le basket.

Pas évident par contre de trouver des partenaires parmi ses amis, qui se lassent rapidement. “Je trouve de bons adversaires dans les clubs des grandes villes”, avoue la lycéenne qui s’apprête à entrer en 1ère, en filière économique et sociale. Si son établissement ne compte pas encore de club d’échecs, Albane, qui siège au conseil d’administration, y a déjà remédié. “L’association sera en place à la rentrée de septembre, on a déjà commandé les échiquiers.”

 

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