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La Maison Blanche met en garde contre le réchauffement climatique

Les effets du changement climatique se font déjà sentir aux Etats-Unis et ce phénomène risque d’être largement irréversible, a averti mardi l’administration du président Barack Obama, dans un rapport alarmiste qui tranche avec le scepticisme de l’ère Bush.

Le réchauffement climatique s’est traduit par une élévation des températures et du niveau des océans et par la fonte des glaciers et des neiges hivernales, souligne le rapport du Programme de recherche américain sur le changement climatique, rédigé par plusieurs ministères et la Maison Blanche.

Sans une modification de la consommation d’énergie, la hausse des températures va provoquer des vagues de chaleur plus fréquentes, avertissent les auteurs de l’étude.

Les ouragans, qui s’abattent régulièrement sur le sud-est, vont devenir encore plus dévastateurs à mesure qu’ils se renforcent en survolant des océans plus chauds.

Les régions qui ont déjà constaté une hausse des précipitations vont probablement subir des pluies et des chutes de neiges plus abondantes à l’avenir, tandis que les régions arides, comme celles du sud-ouest, devraient connaître davantage de périodes de sécheresse.

Le réchauffement va avoir un impact sur l’agriculture du fait de la hausse des températures et de la baisse des précipitations dans le Middle West, le “grenier” du pays. Il va aussi accroître la demande d’énergie via l’utilisation accrue de systèmes de climatisation, selon le rapport.

“Le changement climatique se produit dès maintenant mais aussi dans votre jardin”, a résumé Jerry Melillo, l’un des auteurs du rapport intitulé Global Climate Change Impacts in the United States.

Même s’il appelle à prendre rapidement des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, le rapport souligne que son impact est déjà largement irréversible.

“Même si l’on réduit les émissions, le changement climatique et ses conséquences continueront en partie à se faire sentir, du fait des gaz déjà présents dans l’atmosphère”, prévient-il.

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