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La première de “2 automnes, 3 hivers” à New York ce samedi 8 mars

Dans le cadre du festival Rendez-vous with French Cinema, le réalisateur Sébastien Betbeder – décrit comme l’un des espoirs de la nouvelle vague du cinéma français – est venu présenter son dernier long-métrage “2 automnes, 3 hivers” pour sa première américaine, le 8 mars au Lincoln Center à New York. Il nous parle de cette comédie romantique indépendante et originale.

C’est l’histoire d’Arman. Il vient d’avoir 33 ans, est célibataire et son métier n’est pas très intéressant. C’est également l’histoire d’Amélie, 27 ans, qui vient de terminer des études aux Beaux-Arts à Paris, s’inquiète déjà de vieillir, et sort avec un DJ pas très intéressant lui non plus. C’est ensuite l’histoire d’une rencontre, dans un contexte un peu dramatique (une agression, une tentative de sauvetage, un poignard dans le ventre et “dans le cœur”) entre deux êtres qui symbolisent une génération désabusée, où “l’on aime différemment, où l’on est plus conscient, plus soucieux, plus angoissé” d’après Sébastien Betbeder, le réalisateur du film. Malgré tout cela, les personnages principaux de “2 automnes, 3 hivers” ont choisi d’apprécier la vie, d’accepter le monde qui les entoure et les drames de l’existence dont ils seront fatalement frappés.

Ils ont décidé de se nourrir de culture : l’art, le cinéma et la musique font partie de leur quotidien. Le film est d’ailleurs plein de références, de Michel Delpech à Judd Apatow en passant par Joy Division ; mais aussi d’anecdotes qui reflètent les produits culturels contemporains, comme Koh Lanta ou The Walking Dead. Le film dessine le portrait d’une génération de trentenaires qui vit dans les grandes villes, trop rarement montrée au cinéma. C’était le désir de Sébastien Betbeder de porter à l’écran ces personnages qu’il connaît et qu’il côtoie. “Ce film est un hommage à notre époque. Quand j’ai écrit le scénario je ne voulais pas forcémment en faire un témoignage, mais cela m’a rattrapé.”

Sébastien Betbeder en est à son quatrième long-métrage et ne s’interdit pas d’expérimenter, d’enfreindre les règles. “Nous avons fait ce film avec le budget d’un court-métrage, c’était voulu. Je voulais avoir la plus grande liberté possible. Il y a des choses qui sont ‘interdites’ au cinéma, comme introduire un nouveau personnage au bout d’une heure ou faire parler les acteurs face caméra. J’ai pu faire tout cela dans ce film.” En effet, la force de “2 automnes, 3 hivers” tient à sa structure narrative surprenante : l’action est contée par les personnages, comme dans une télé-réalité, plus qu’elle n’est jouée. “Je n’ai pensé à la télé-réalité qu’après avoir terminé le film. C’est quelque chose qui a été emprunté par la télévision au cinéma, et non l’inverse. Les Américains n’ont pas peur de faire des mélanges, ils ont ce genre appelé ‘dramedy‘, cela caractérise assez mon film.”

Le film “2 hivers, 3 automnes” fera sa première new-yorkaise le 8 mars au Walter Reade Theater (Lincoln Center) à 16h et sera également projeté le 9 mars à 17h30 à l’IFC Center dans le cadre de Rendez-vous with French Cinema. Le programme pour les projections dans les autres villes des Etats-Unis ici.

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