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La presse américaine surprise par la soirée des Oscars

La grande surprise de cette 80e édition des Oscars est la récompense du cinéma français avec trois oscars dont celui de la meilleure actrice pour Marion Cotillard dans le rôle d’Edith Piaf dans La Môme (La Vie en Rose). No Country for Old Men, le thriller des frères Coen remporte la statuette du meilleur film. L’acteur irlandais Daniel Day-Lewis celui du meilleur acteur pour son interprétation d’un baron du pétrole dans There Will Be Blood, de Paul Thomas Anderson.

« Et les Oscars ne sont pas attribués à…Hollywood". La Une du Los Angeles Times traduit bien la surprise crée par le choix du jury. « Des discours de remerciements aux accents étrangers (…) avec une très forte présence européenne », insiste le quotidien.

"Merci l’amour, merci la vie…", a explosé, en anglais et sans trop d’accent, Marion Cotillard « illuminant la cérémonie », rapporte le Washington Post. L’actrice française, « une jeune pousse », selon le même journal, est montée sur scène « tremblante », pour recevoir l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation d’Edith Piaf dans La Môme (La Vie en Rose), réalisé par Olivier Dahan. Un honneur rarissime pour une performance non-anglophone. La dernière fois que cela était arrivé, Sophia Loren avait remporté la récompense suprême pour son rôle dans La Ciocia, en 1962.

Trois Oscars pour des Français

C’est pourtant "une demi surprise" pour CNN. La favorite, la Britannique Julie Christie pour son rôle dans Loin d’elle, était « sérieusement concurrencée » par l’actrice française, estime le site de la chaîne. Marion Cotillard, continue l’article, est « surtout connue par le public américain pour ses rôles dans Un long dimanche de fiancaille, mis en scène par Jean-Pierre Jeunet et Big Fish de Tim Burton.

Dans une nuit où « l’establishment flamboyant hollywoodien a fini par rendre hommage à une bande d’outsiders », écrit le New York Times, deux autres titres ont été attribués au cinéma français. La Môme (La Vie en Rose) a remporté l’Oscar du maquillage, tandis que Philippe Pollet-Villard a enlevé la statuette du meilleur court-métrage grâce au Mozart des pickpockets.

Le traditionnel hommage aux grands noms du cinéma disparus pendant l’année a été rendu aux Français Jean-Claude Brialy et Jean-Pierre Cassel. Michel Serrault ne figurait pas dans la liste.

Interrogée par la presse américaine sur la domination des Européens dans la liste des primés, la Britannique Tilda Swinton, récompensée pour son second rôle dans Michael Clayton, a répondu : "Hollywood s’est bâtie sur des européens. Ne le répétez pas, mais nous sommes partout."

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