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La quête d’Hector enfin en anglais

Le Voyage d’Hector et la recherche du bonheur,  le roman de François Lelord, psychiatre français devenu romancier, vient d’être publié en anglais. Un film tiré du livre est également en préparation aux Etats-Unis.

Hector and the Search for Happiness (Penguin Books)est le premier tome d’une série qui a pour héros un psychiatre. Publié il y a 10 ans en France, Le Voyage d’Hector et la recherche du bonheur a déjà été traduit dans 25 langues et vendu à deux millions d’exemplaires. Pourtant ce n’est que cette année que François Lelord, a fait son entrée sur la scène littéraire américaine. L’écrivain qui était de passage au Fiaf de  New York début octobre,ne s’en émeut pas.« Il y a un très grand nombre de bons auteurs anglophones. Ca rend conservateur les éditeurs américains. Et puis il y a peu de livres traduits de langues étrangères ici », explique-t-il. Il connaît bien les Etats-Unis puisqu’il a  fait son doctorat à UCLA (l’Université de Californie à Los Angeles).

Le héros des romans de François Lelord est un psychiatre – comme lui – réputé mais frustré. Il voit beaucoup de patients qui le consultent sans souffrir de vrais troubles sinon qu’ils ne sont pas heureux.  Ne sachant pas comment les aider, il décide donc de partir voyager d’un continent à l’autre pour découvrir le secret du bonheur. Au cours de son périple, il a toutes sortes d’expériences illuminatrices, romantiques ou terrifiantes. Même si les lieux ne sont pas clairement identifiés – « c’est dans la tradition du conte », affirme l’auteur -, on sait qu’Hector se trouve à Hong Kong, puis en Haïti, et qu’il finit aux Etats-Unis, le pays qui compte le plus de psychiatres au monde. Il rencontre toutes sortes de gens dans sa quête : un boursier à Hong Kong, une jeune Chinoise piégée dans un milieu criminel, des domestiques philippines, un trafiquant de drogue colombien et le plus grand spécialiste du bonheur à Los Angeles (qui est un peu fou).

D’une façon quasiment naïve qui rappelle Le Petit Prince de Saint-Exupéry , Hector observe les gens et tire des « leçons » de ses expériences, en les notant dans son carnet. Parmi elles : « Faire des comparaisons peut gâcher son bonheur », ou « C’est une erreur de penser que le bonheur est un but. » Quand il retourne à Paris pour reprendre son cabinet de psychiatrie, même s’il n’a pas de révélations à partager avec ses patients, «  il aime encore plus être psychiatre;  il est de bonne humeur et quand on l’est, on est souvent meilleur. Il s’exprime par paraboles avec les  patients. Souvent cela aide plus que beaucoup de mots », confie François Lelord.  Ce dernier invite le lecteur a tirer de son livre les enseignements qui lui conviennent le mieux. « Les leçons, c’est comme un bouquet », dit l’auteur. « Chaque leçon est comme une fleur. Tout le monde n’aime pas les mêmes fleurs, ni aux mêmes moments de la vie. Chacun peut arranger ses fleurs. On a tous des moments d’insatisfaction ou de morosité. »

François Lelord écrit dans un style simple qui masque la profondeur du propos. Il affirme d’ailleurs que ses influences sont Candide—« mais je ne me compare absolument pas à Voltaire », se défend-il —et les aventures de Tintin.  
Hector and the Search for Happiness est son premier roman mais  pas son banc d’essai en litterateur pusiqu’il  avait était l’auteur de plusieurs livres de « self-help » comment « Comment gérer des personnes difficiles ».
« J’ai écrit « Hector » rapidement, un chapitre par jour. Car le livre était déjà en moi. C’était tout prêt », poursuit-il.

Deux autres livres dans la série d’Hector ont été publiés il y a deux ans en France sur l’amour et le passage du temps. Un autre, « Petit Hector apprend la vie » vient de paraître en octobre. , « Hector et les Secrets d’amour » apparaîtra en anglais en été 2011. Et le premier volume sera porté à l’écran par Warner Bros. avec Patrick Dempsey (star de « Grey’s Anatomy » à la télé) dans le  rôle.

 

 

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