Subscribe

L’ancien hôpital St-Lazare mis à disposition des exilés en errance

La ville de Paris a annoncé vendredi avoir mis à disposition de l’association Emmaüs jusqu’au 31 mars les locaux de l’ancien hôpital Saint-Lazare “pour mettre à l’abri les exilés du 10ème”, parmi lesquels figurent des mineurs afghans en errance dans le secteur des gares du Nord et de l’Est.

Situés 107, rue du Faubourg Saint-Denis (Xe), ces locaux permettront d’accueillir à compter de dimanche “une centaine de personnes, avec un suivi social, sanitaire et un soutien à l’accès aux droits”, indique la mairie de Paris dans un communiqué.

“Alors que le gouvernement s’obstine à ne considérer cette crise humanitaire que sous l’angle de la lutte contre l’immigration clandestine, la ville se substitue une nouvelle fois à l’Etat et s’engage auprès des migrants qui ont du fuir leur pays touché par la guerre ou l’extrême pauvreté”, écrit la mairie de Paris.

La ville et les associations “demandent à l’Etat, dont c’est la responsabilité, de financer le fonctionnement de ce lieu de mise à l’abri et d’ouvrir des places d’hébergement dignes et pérennes.

Depuis quelques jours, plusieurs dizaines de jeunes afghans sont herbergés à titre provisoire au 80, quai de Jemmapes. Mercredi, Augustin Legrand, de l’association les enfants de Don-Quichotte, et Médecins du Monde s’inquiétaient de leur sort après dimanche soir.

La collectivité parisienne finance un kiosque d’information/orientation rue du Faubourg Saint-Martin (Xe) ouvert fin 2008, géré par Emmaüs et France-Terre d’Asile, ainsi que d’autres centres d’hébergement.

Le ministre de l’Immigration Eric Besson avait réfuté mardi que la présence de ressortissants afghans sans-abri autour des gares du Nord et de l’Est puisse être le reflet d’une insuffisance du dispositif d’accueil des demandeurs d’asile.

La réaction du ministre faisait suite à plusieurs interpellations d’élus PS parisiens – dont celle du maire, Bertrand Delanoë – déplorant l’absence de prise en charge par l’Etat de ces jeunes afghans, livrés à eux mêmes dans la rue par très grand froid, dans ces quartiers nord de Paris.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related