Subscribe

L’Angleterre patauge face à l’Allemagne

Des gardiens fragiles lâchés par une défense désastreuse, un attaquant vedette qui ne répond pas aux attentes: la plus large défaite de son histoire dans un Mondial, infligée dimanche par l’Allemagne (4-1), a montré que l’Angleterre avait bien trop de faiblesses.

Si époustouflant avec Manchester United cette saison (34 buts), Rooney est subitement devenu un joueur ordinaire sans jus ni talent… Pourtant, l’Angleterre avait voulu croire au réveil d’un joueur qui n’a plus trouvé le chemin des filets depuis une blessure à une cheville le 30 mars.

Ses supporteurs avaient cru déceler le retour du “Pelé blanc” contre la Slovénie (1-0), mercredi lors du dernier match de groupes. A l’entraînement samedi, il aurait été époustouflant, à en croire son sélectionneur Fabio Capello.

Mais rien n’est venu. Son impuissance durant cette campagne a viré au calvaire, et ne peut être mieux illustrée que par l’image du massif Arne Friedrich qui reprend en vitesse pure un joueur dont l’explosivité est la plus grande qualité (87).

Etait-il diminué par sa cheville, épuisé par une longue saison, usé mentalement comme l’a suggéré son entraîneur Alex Ferguson ?

Rooney, 24 ans, a raté son Mondial comme celui disputé en Allemagne en 2006, quitté sur un carton rouge et les vives critiques de ses compatriotes. Il en est à huit matches sans un but dans la plus grande compétition de football. Insuffisant…

Le forfait de Ferdinand

Mais la France avait montré en 1998 qu’il était possible d’être sacré sans un buteur en grande forme. Sans défense, c’est plus difficile… Surtout quand les gardiens s’appellent Rob Green, coupable d’une immense bourde contre les Etats-Unis lors du premier match, ou David James, jamais déterminant dimanche.

L’Angleterre a peut-être perdu sa Coupe du monde lors de son premier entraînement en Afrique du Sud, le 3 juin, quand le défenseur central Rio Ferdinand s’est écroulé en hurlant après un choc avec Emile Heskey. Son forfait a laissé une charnière en ruines.

Non content de semer la zizanie en critiquant Capello, son partenaire John Terry s’est montré fébrile sur le terrain, catastrophique contre les Allemands. Sans l’intelligence d’un Ferdinand, il a semblé perdu dans son positionnement. A haut niveau, la rage de vaincre et l’enthousiasme patriotique ne suffisent pas…

A ses côtés, Ledley King (blessé d’entrée), Jamie Carragher (suspendu) puis Matthew Upson ont joué sans qu’aucun ne démontre qu’il avait le niveau. Mais comment s’en étonner? Le premier n’a plus de cartilage aux genoux et ne peut s’entraîner; le second est sorti de sa retraite internationale après une saison médiocre avec Liverpool; le troisième est passé tout près de la relégation avec West Ham…

La vérité a peut-être été donnée par Capello dès sa nomination. Il s’était inquiété du faible réservoir de joueurs anglais de haut niveau. Rooney en méforme, Ferdinand blessé. L’avenir est sombre…

 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related