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Le Brésil revient de loin pour briser le rêve américain

Le Brésil, tenant du titre, a remonté deux buts aux États-Unis pour remporter la Coupe des Confédérations (3-2), cassant net l’immense espoir de la jeune équipe américaine de remporter un premier grand trophée intercontinental, dimanche à Johannesburg.

Le Brésil est resté le maître, mais le coup n’est pas passé loin… Le capitaine Lucio est lui-même allé chercher son trophée en marquant de la tête le but de la victoire à la 84ème minute de la partie.

Les États-Unis menaient pourtant 2-0 à la mi-temps, grâce à un but spectaculaire de Clint Dempsey (10ème minute) et Landon Donovan, au bout d’une contre-attaque éclair à la 27ème minute. À ce moment de la partie, les quintuples champions du monde se dirigeaient vers un affront qui aurait fait scandale, de Rio à Sao Paulo.

Luis Fabiano, le meilleur buteur du tournoi (5 buts), a relancé son équipe en marquant dès la première minute de la reprise sur une passe de Maicon, avant d’égaliser en reprenant une frappe de Robinho sur la transversale à la 74ème minute. Puis Lucio a concrétisé la domination permanente des Brésiliens sur un corner d’Elano.

Le Brésil s’était longtemps cassé les dents sur le défense américaine, qui trouvait toujours un pied ou une tête pour dégager, et en particulier sur le gardien, Tim Howard. La Seleçao était « fatiguée », Dunga l’a assez répété pour justifier les moins bons matches de son équipe contre l’Égypte (4-3) et l’Afrique du Sud (1-0), des succès à chaque fois arrachés dans les dernières minutes.

Promotion du soccer

Mais cela n’a pas empêché les Brésiliens de remporter une troisième Coupe des Confédérations (après 1997 et 2005) et de doubler la France, qui en a gagné deux (2001 et 2003).

Les États-Unis n’ont pas démérité, et ont montré leurs qualités mentales. Ils sont arrivés jusqu’en finale malgré deux défaites initiales, 3-1 contre l’Italie et 3-0 contre le Brésil, déjà, en poules. Le Brésil était vraiment plus fort.

Le sélectionneur Bob Bradley et ses joueurs ont sans doute fait beaucoup pour la promotion du soccer. Bob Bradley a aussi de bons joueurs, comme les deux milieux offensifs, buteurs en finale, Clint Dempsey et surtout Landon Donovan, qui permutent souvent, ou l’arrière central Oguchi Onyewu.

Un match difficile attend maintenant les Américains (2e de leur groupe de qualifications) pour revenir en Afrique du Sud l’année prochaine : un choc le 12 août au Mexique, une équipe qui a 4   points de moins qu’eux.

Le Brésil, qui avait remporté ses quatre précédents matches à la Coupe des Confédérations et reste même sur huit victoires de rang en comptant ses matches qualificatifs au Mondial 2010, va aussi pouvoir reprendre sa campagne. Il n’a plus perdu depuis 16 matches et le 15 juin 2008, au Paraguay (0-2).

De quoi apporter des arguments à Dunga, qui expliquait la veille de la finale que le Brésil était « la meilleure équipe du monde ». Le Brésil, et pas l’Espagne, qui a terminé troisième en battant l’Afrique du Sud dans l’après-midi (3-2 a.p.). La Coupe du monde a déjà commencé avec la guerre psychologique entre les favoris…

Attention maintenant au mistigri : depuis la première Coupe des Confédérations de la Fifa, en 1997, le vainqueur n’a jamais remporté la Coupe du monde suivante…

Réactions

Bob Bradley (sélectionneur des États-Unis) : « Cette défaite est vraiment douloureuse. Je suis très fier de mes joueurs, mais j’ai mal d’avoir laisser filer ça. J’espère que le monde entier a vu que nous avions une bonne équipe et de grands joueurs, et que nous avions franchi un cap. »

 

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