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Le Brooklyn Museum dans la barque de Gustave Caillebotte

L’exposition « Gustave Caillebotte: Impressionist paintings from Paris to the sea » s’est ouverte le 27 avril au Brooklyn Museum de New York. Cette première rétrospective new-yorkaise de l’artiste français depuis plus de 30 ans, présente une quarantaine de ses œuvres majeures. On y découvre notamment l’amour de Caillebotte pour les ambiances bucoliques et les plaisirs aquatiques.

Gustave Caillebotte n’est pas un artiste maudit. Né à Paris en 1848 dans une famille bourgeoise et aisée, diplômé en droit et en ingénierie, il passe ses vacances dans les maisons de campagne familiales et voyage, sans jamais cesser de peindre ce qu’il voit. Il se fera plus tard le collectionneur attentif de ses amis et pairs impressionnistes, Manet, Renoir, Degas ou encore Pissarro.

Les œuvres lumineuses présentées à partir du 27 mars et jusqu’au 5 juillet 2009 au Brooklyn Museum de New York, témoignent  en grande partie de cette vie de plaisir et de loisirs, à la campagne et au bord de la mer. On y suit Caillebotte dans la résidence secondaire de la famille, sur les bords de la rivière Yerres, dont il dépeint tous les états. On le retrouve à Trouville, en Normandie, où il passe ses vacances à partir de 1880 et suit les régates de voiles. On s’attarde plus tard dans la roseraie de Petit Genevilliers près d’Argenteuil, où il a acheté avec son frère Martial une maison en 1881. À travers ces divers lieux de retraite, paisibles et chaleureux, on découvre l’amour du peintre pour la nature, l’eau, mer ou rivière, et les sports aquatiques (coque, pêches, rame…) qu’il pratique assidûment. Gustave Caillebotte, ingénieur de formation, dessine d’ailleurs lui-même les coques de ses bateaux. Et ses maquettes, en enfilade sur le mur, trouvent une place de choix dans l’exposition, au milieu des tableaux du maître impressioniste.

On y découvre la facette bucolique de cet artiste plus connu pour ses scènes de rues et souvent perçu comme un « impressionniste urbain. » Paris n’est cependant  jamais très loin. Le premier quart de l’exposition est consacré à la ville et à son activité. Au célèbre tableau des Raboteuses, prêté pour l’occasion par le Musée d‘Orsay, répondent les peintures des nouvelles artères parisiennes de la Rive droite, du Boulevard des Italiens, ou  du Boulevard Haussmann.  Il faut dire qu’à la fin du XIXème siècle, Paris est le chantier des grands travaux du Baron Haussmann entrepris à la demande de Louis-Napoléon Bonaparte. Ingénieur de formation, Caillebotte ne peut évidemment pas y rester complètement insensible à cette époque.

À la fin de l’exposition, une petite salle expose des photographies prises par Martial Caillebotte, le frère de l’artiste. Précieux témoignage de la vie d’un peintre épicurien qu’on retrouve  souriant sur un cliché  au milieu de ses camarades rameurs. Une page de vie au fil de l’eau.

Infos pratiques

Gustave Caillebotte: Impressionist paintings from Paris to the sea

Du 27 mars au 5 juillet au Brooklyn Museum

200 Eastern Parkway, Brooklyn, New York 11238

Mercredi–vendredi: 10h00-17h00; Samedi-dimanche: 11h00-18h00

www.brooklynmuseum.org

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