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Le chef Michel Richard revient à New York

Les établissements Citronelle à Washington D.C. et Central à Atlantic City fermés, Michel Richard vient d’ouvrir deux autres restaurants et une pâtisserie au New York Palace Hotel. Reportage dans les cuisines du chef.

En 2011, il disait à France-Amérique vouloir ralentir les affaires, préférant se concentrer sur sa famille et se consacrer à ses restaurants de Washington D.C. et de Las Vegas. Et puis, Citronelle, son restaurant gastronomique de la capitale américaine situé au rez-de chaussée du Latham Hotel, dans le quartier chic de Georgetown, avait subi des dégâts des eaux. Face au risque d’effondrement, il n’avait pas rouvert ses portes depuis juillet 2012 et l’établissement avait finalement été vendu.

En mai dernier, cette fois-ci, c’était son petit dernier, la brasserie Central, qui fermait au Revel d’Atlantic City après un peu moins d’un an d’activité, les clients demandant un restaurant aux prix plus abordables. C’est donc à New York qu’on retrouve Michel Richard en cet automne 2013, avec la même bonhommie et les yeux toujours aussi rieurs.

Pour son grand retour à Manhattan, presque quarante ans après le fiasco de la boutique de Gaston Lenôtre en 1975, il a investi le New York Palace Hotel. Son nouveau restaurant, Villard, comprend The Bistrot, une brasserie chic, et The Gallery, un restaurant gastronomique. Attenante à l’entrée de l’hôtel, Pomme Palais, sa première pâtisserie, signe un retour aux sources pour le Français qui a appris le métier aux côtés du maître en la matière, Gaston Lenôtre.

Avec ses trois concepts qui se partagent la même cuisine, Michel Richard fait une arrivée remarquée et pose les bases de ce qui devrait être un grand succès sur Madison Avenue. “Je suis tombé amoureux du Palace Hotel. On a l’impression qu’on est à Versailles”, s’exclame le chef. Au milieu de la salle à manger  aux belles dorures trône un cube de glace avec des centaines de bouteilles de vins à l’intérieur, sur les murs des photographies de stars de cinéma, des portraits du chef lui-même et d’Henry Villard, journaliste, financier, et ancien président de la Northern Pacific Railway, qui avait dessiné les lieux à la fin du XIXe siècle.

Au menu du restaurant gourmet, on retrouve les classiques, le burger au homard ou le risotto aux champignons, et toujours ce goût pour les belles assiettes comme cette mosaïque terre-mer aux six carpaccios, dont la composition rappelle celle du travail d’un peintre sur une toile. Il veut redorer le blason de la cuisine française qu’il trouve affaiblie en quarante ans de carrière, faire revenir les Américains à cette cuisine et bien sûr “qu’ils tombent amoureux de la gastronomie Michel Richard”. Avec l’envie de voir son nom dans la dixième édition du Guide Michelin, en 2015.

 

 

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