Subscribe

Le cinéma français fait de la résistance

Antoine de Clermont-Tonnerre est président d’UniFrance, une association de producteurs, exportateurs, réalisateurs, et comédiens chargée de promouvoir le cinéma français dans le monde. Il était à New York dans le cadre du festival de cinéma Rendez-vous with French Cinema. Entrevue.

3 questions à Antoine de Clermont-Tonnerre, président d’UniFrance :

France-Amérique : Quel type de cinéma s’exporte le mieux aux États-Unis ?

Antoine de Clermont-Tonnerre : Il s’agit très certainement du cinéma d’auteur. La grande différence du cinéma français, c’est la qualité de ses histoires et la diversité de ses sujets. Mais si le marché américain représente toujours le 1er marché du monde, le public américain reste essentiellement consommateur de films issus du marché américain avec une curiosité somme toute marginale pour les films issus de l’extérieur.

F-A : Quelles sont les performances actuelles du cinéma français sur le marché américain ?

A. de C.-T. : Le cinéma français totalise 24 millions d’entrées par an. Cela reste modeste à l’échelle des États-Unis où il ne représente que 1 % à 2 % de part du marché total. Mais le cinéma français se maintient toujours en première position des cinémas non-anglophones du pays, bien en tête devant les autres cinémas étrangers. Une bonne vingtaine de films français par an trouvent un distributeur aux États-Unis. Et sur les 20 films présentés au festival, 8 ont déjà trouvé un distributeur. Mais le marché américain constitue toujours un enjeu de taille pour les réalisateurs français.

F.A : Quels sont les succès récents du cinéma français ?

A. de C.-T. : Le film Farewell de Christian Carion qui faisait l’ouverture du festival a été très bien accueilli, probablement en raison de l’aspect franco-américain de l’affaire et du scénario. L’an dernier, un film d’action comme Taken de Luc Besson s’est placé en tête du box-office américain dès le premier week-end d’exploitation avec 20 millions d’entrées et a totalisé 145 millions de dollars ! Même s’il représente un cas un peu à part car il a été tourné en anglais, c’est un bon exemple du succès du cinéma français aux États-Unis. Il faut rester présent à l’international pour faire vivre ce cinéma. C’est le rôle des manifestations de ce type comme Rendez-vous with French Cinema qui fait connaître les films français et permet d’alimenter la presse en organisant des rencontres et des interviews par exemple. Même si ces films ne sont pas vendus, il y a d’autres moyens d’exploitation pour eux tels que la VOD, la vidéo à la demande, ou des circuits de diffusion dans les universités américaines par exemple.

Infos pratiques :

www.unifrance.org

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related