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Le colistier de Mitt Romney veut “restaurer la grandeur” des Etats-Unis

Paul Ryan, le colistier choisi par le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney, a promis de “restaurer la grandeur” des Etats-Unis si les deux hommes sont élus à la présidence et à la vice-présidence du pays, samedi à Norfolk en Virginie.

“Nous restaurerons la grandeur de ce pays”, a lancé M. Ryan au cours de son premier discours prononcé comme candidat à la vice-présidence après avoir été présenté par Mitt Romney comme un “leader intellectuel du parti républicain”. Le candidat républicain a choisi comme colistier l’élu du Wisconsin, âgé de 42 ans, mettant fin aux spéculations sur l’identité de son vice-président potentiel en cas de victoire le 6 novembre.

“C’est un moment crucial dans la vie de notre nation, et il est absolument vital que nous sélectionnions l’homme idoine pour ramener l’Amérique à la prospérité et la grandeur. Cet homme se trouve à côté de moi, son nom est Mitt Romney et il sera le prochain président des Etats-Unis d’Amérique”, a clamé M. Ryan lors de son premier discours prononcé dans le port de Norfolk, face à l’USS Winsconsin, un ancien navire de guerre.

Paul Ryan est devenu l’un des élus républicains les plus influents de la Chambre des représentants, en prenant début 2011 la tête de la très influente commission du Budget et en s’attaquant à l’un des dossiers les plus conflictuels avec les démocrates: la dette faramineuse de l’Etat. Samedi, il n’a pas manqué de dénoncer la politique du président Barack Obama. “Le chômage important, les revenus en baisse, la dette écrasante ne constituent pas la nouvelle norme. C’est le résulat de politiques malavisées”, a-t-il estimé.

“Avec son énergie et sa vision, Paul Ryan est devenu un leader intellectuel du parti républicain. Il a conscience des défis budgétaires qui attendent l’Amérique, (…) et de la catastrophe qui nous attend si nous ne changeons pas de voie”, a lancé Mitt Romney dans son discours. Reconnaissant lui-même “être familier des gaffes”, Mitt Romney a ensuite présenté Paul Ryan comme “le prochain président des Etats-Unis” avant de se corriger rapidement. Ironie de l’histoire, quatre ans auparavant, Barack Obama avait fait le même lapsus en présentant son colistier d’alors – devenu son vice-président – Joe Biden.

Les conservateurs avaient appelé cette semaine Romney à choisir Paul Ryan, même si plusieurs experts soulignaient que son programme fiscal et budgétaire est de la “dynamite politique”. John McCain a salué samedi de choix de Paul Ryan: “Le gouverneur Romney et le représentant Ryan forment l’équipe la plus forte pour ramener l’Amérique vers la prospérité et défendre nos intérêts à l’étranger”, a-t-il déclaré dans un bref communiqué.

Influent leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell s’est pour sa part félicité de cet “excellent choix”, qui confirme selon lui que Mitt Romney est “sérieux dans sa volonté de renforcer à l’avenir l’économie américaine et de s’attaquer aux déficits et à la dette qui ont explosé sous la présidence Obama”. “Mitt Romney n’aurait pas pu faire un meilleur choix”, a estimé John Cantor, chef de file des républicains à la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires.

Réaction du camp Obama

“Comme membre du Congrès, Ryan a approuvé les politiques économiques imprudentes de George W. Bush qui ont conduit à faire exploser notre déficit et ont ruiné notre économie”, a assuré Jim Messina, qui dirige l’équipe de campagne du président démocrate sortant, dans un communiqué.

“En nommant Paul Ryan, Mitt Romney a choisi un élu influent de la Chambre des représentants qui partage sa conviction dans une mauvaise théorie économique : elle consiste à croire que de nouvelles exemptions fiscales pour les plus riches, qui grèveront le budget, associées à la mise en place d’un fardeau plus lourd sur les épaules des classes moyennes et des plus âgés, permettront d’une manière ou d’une autre d’avoir une économie plus forte”, souligne M. Messina.

Présentant Paul Ryan comme “l’architecte du budget radical présenté par les républicains à la Chambre”, il pointe également son soutien au plan Romney qui prévoit des exemptions fiscales pour les millionnaires ou des coupes dans le budget fédéral de l’éducation. Le projet de budget défendu par Paul Ryan aboutirait également à la fin du système de protection sociale pour les plus âgés Medicare, avance aussi M. Messina.

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