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Le Comte de Bouderbala fait glousser Broadway

Sami Ameziane alias le Comte de Bouderbala, révélé par le Jamel comedy club, débarque à Broadway avec un spectacle qui rit des différences entre Français et Américains.

« Les mecs, c’est des tueurs », lance Sami Ameziane, alias le Comte de Bouderbala à propos des comiques américains. L’ancien basketteur professionnel aujourd’hui étoile montante du stand-up a gardé le goût des défis. Il a décidé d’ « aller chercher les Américains sur leur terrain ». Pari gagné pour le Franco-Algérien, qui fera glousser les planches de Broadway samedi 22 janvier. En France, ce comique de 32 ans remplit la grande salle du Théâtre du Gymnase à Paris depuis deux ans. Avant, davantage intéressé par le slam, il assurait les premières parties de son ami d’enfance, Grand Corps Malade. On l’a ensuite vu brièvement au Jamel Comedy Club en 2006, l’émission de télévision produite et présentée par l’acteur Jamel Debbouze.

On peine à croire que ce petit trapu en treillis a joué il y a quelques années dans l’équipe des Uconn Huskies (l’équipe de l’université du Connecticut, ndlr). Et pourtant, c’est avec cette légendaire équipe de basket, qui fournit le plus de joueurs de NBA aux Etats-Unis, qu’il a connu la gloire. A 24 ans, il devient champion de la Conférence alors qu’il étudie à l’université du Connecticut. Véritable star du campus, cet homme d’origine modeste, né à Saint-Denis, en banlieue parisienne, connait les jets privés, les stades qui ne désemplissent pas… C’est pour « raconter de façon marrante l’histoire de fou » qu’il a vécue avec les Uconn Huskies qu’il commence à écrire des sketches. C’est aussi pour se reconvertir après une sévère blessure à l’épaule qui l’empêche de poursuivre sa carrière sportive.

Né en France de parents algériens, le Comte de Bouderbala a choisi un nom de scène qui rappelle ses origines – bouderbabla signifie guenilles en berbère – mais il les évoque peu dans ses sketches. « Les comiques issus de l’immigration maghrébine ont tendance à ne parler que de ça. Je trouve ça trop réducteur », explique t-il.  Son spectacle actuel, d’abord écrit en français, rit des différences entre Français et Américains, avec des passages hilarants sur le « hug » ou la paranoïa américaine. Lorsqu’il joue aux Etats-Unis, c’est en anglais, avec un spectacle adapté : « Pour rigoler, il faut des références communes ». A voir les éclats de rire suscités, le public américain est réceptif aux blagues de Sami Ameziane. Avec modestie, il estime que « les Américains ne sont pas habitués à l’accent français dans les stand up, du coup ils écoutent davantage, et au final rigolent plus. »

Le Comte des désargentés envisage de faire des spectacles en Algérie, en adaptant le propos à la culture locale, mais aussi en Espagne et en Italie, toujours dans la langue du pays. L’ancien international algérien qui ne tient décidemment pas en place projette aussi d’écrire une comédie, et, pourquoi pas, de jouer dedans.

Pour en savoir plus :

Sami Ameziane au Broadway comedy club samedi 22 janvier à 7 p.m

Sami Ameziane au Théâtre du Gymnase

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